Dossier n°4364 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 1989

Jeanne Couturier

Année de nomination : 1989
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Directrice d’un camp de vacances pour enfants

Localisation Ville : Le Sappey-en-Chartreuse (38700)
Département : Isère
RĂ©gion : Auvergne-RhĂ´ne-Alpes

L'histoire

Jeanne Couturier, qui habitait Ă  Grenoble, dirigeait un camp de vacances pour enfants dans le village voisin de Sappey. Edmonde Broitgan, une fillette juive de 11 ans, y fut envoyĂ©e Ă  l’étĂ© 1942. Conscients du danger que couraient les Juifs et craignant l’effet de la lĂ©gislation anti-juive, ses parents demandèrent Ă  Jeanne Couturier de garder l’enfant après la fin des vacances. Elle accepta avec une grande gĂ©nĂ©rositĂ© et rentra chez elle avec Edmonde. Pour prĂ©venir toute question ainsi qu’une Ă©ventuelle dĂ©nonciation, elle dĂ©clara que l’enfant Ă©tait sa pupille. En fait, Jeanne Couturier abritait dĂ©jĂ  six autres petits juifs. Le 8 septembre 1943, lorsque les Allemands vinrent prendre la place des Italiens qui occupaient prĂ©cĂ©demment Grenoble et sa rĂ©gion, le danger pour les Juifs et pour ceux qui les cachaient atteignit son paroxysme. Jeanne Couturier ne se laissa pas intimider et continua Ă  s’occuper de ses petits protĂ©gĂ©s. Elle avait une grande affection pour Edmonde, qui l’appelait « Mommy Jeanne ». Après la guerre, Edmonde Broitgan rapporta dans son tĂ©moignage que cette femme qui l’avait ainsi sauvĂ©e, elle et six autres enfants, n’avait Ă©tĂ© mue que par sa foi chrĂ©tienne. Elle resta en contact avec Paul Couturier, le fils de Jeanne et resta profondĂ©ment reconnaissante Ă  sa courageuse « Mommy ».

Le 19 septembre 1989, l’Institut Yad Vashem de JĂ©rusalem a dĂ©cernĂ© Ă  Jeanne Couturier le titre de Juste parmi les Nations.

 

Edmonde Broitgan et sa mère et Suzanne Prezman

Suzanne Prezman, Paul et Henri Borenshein, Edmonde Broitgan, Monique  Wacholder

Jeanne Couturier avec Edmonde Broitgan et ses filles

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