Dossier n°4420

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Les Justes

Année de nomination : 1989
Marie-Louise Taphanel
Année de nomination : 1989
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Dirigeante d’un centre de formation mémagère l’institut Saint-Cyran

Localisation Ville : Sainte-Eulalie- d’Ans (24640)
Département : Dordogne
Région : Nouvelle-Aquitaine

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Domiciliée à Exorbepay de Ste Eulalie d’Ans (Dordogne), Marie-Louise Taphanel dirigeait un centre de formation ménagère, l’Institut Saint Cyran, situé à Saint Michel en Brenne (Indre). Une famille juive de Valenciennes (Nord), Albert et Geneviève Dreyfus-See, avec leurs enfants, se réfugia en juin 1940 à Exorbepay. Elle trouva à se loger non loin de chez Marie-Louise Taphanel. D’autres voisins aidèrent les nouveaux-venus à trouver du travail comme ouvriers agricoles. En 1943, Albert Dreyfus-See rallia la cellule locale de la Résistance. En février 1944 les Allemands arrêtèrent tous les hommes du village en représailles à une action de la Résistance. Ils furent rapidement remis en liberté, sauf Albert parce qu’il était Juif. Il fut interné au camp de Nexon. Le plus jeune des enfants Dreyfus-See tomba malade et dut être hospitalisé. Geneviève fit appel à une amie de Valencienne, Madeleine Dietz (q.v.) épouse du pasteur de la ville. Cette dernière vint immédiatement la voir et tenta l’impossible, en vain, pour sauver Albert qui fut exécuté quelques jours plus tard. Il fallait désormais se hâter pour cacher Geneviève et ses cinq enfants. Madeleine Dietz plaça les trois aînées à l’Institut Désir à Cognac (Charente) et convoya les deux petits jusqu’au domicile d’une parente. dans les Pyrénées. Quant à Geneviève elle-même, ce fut sa voisine, Marie-Louise Taphanel, qui la cacha dans son centre de formation ménagère, la présentant aux dix enseignantes et aux soixante jeunes femmes comme une nouvelle élève. Geneviève y demeura cinq mois – jusqu’à la Libération – sous le pseudonyme de Dubouquet. Marie-Louise la protégea au mépris du danger, même lorsque les Allemands firent une descente dans l’établissement. Après la guerre, les deux femmes restèrent amies.

Le 26 octobre 1989, Yad Vashem a décerné à Marie-Louise Taphanel le titre de Juste parmi les Nations. 

Marie-Louise TAPHANEL plante un arbre dans l'allée des Justes en 1990

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Mis à jour il y a 11 mois.