Dossier n°4443

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Les Justes

Année de nomination : 1989
Boisse
Année de nomination : 1989
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Commerçant en laine

Renée Boisse
Année de nomination : 1989
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession :

Localisation Ville : Paris (75002)
Département : Paris
Région : Île-de-France

Lieu de mémoire

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Tous deux nés à Paris, les Boisse, des catholiques français, y vivaient au début de la guerre. Le mari dirigeait un établissement de vente de laine en gros dans le second arrondissement appelé « Chez M. Boisse ». L’un de ses vendeurs, Imbert, était juif. Pendant l’occupation, ses patrons, inquiets pour lui, sa femme et leur fillette Jacqueline, leur offrirent hospitalité et asile dans leur sous-sol. Il accepta immédiatement. De 1943 à la Libération en août 1944, le sous-sol devint la demeure des Imbert. Les Boisse leur apportaient de la nourriture et tout ce dont ils avaient besoin, rapidement et dans la plus grande discrétion, afin de ne pas attirer l’attention. Lorsqu’Imbert eut épuisé ses économies, les Boisse continuèrent généreusement à veiller à leurs besoins. C’est Jacqueline, qui n’avait que six ans à la Libération, qui vint porter témoignage, après la mort de ses parents et des Boisse, d’après les récits que lui avaient faits son père et sa mère.

Le 28 novembre 1989, Yad Vashem a décerné à Renée Boisse et à son mari le titre de Juste des Nations. 

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