Dossier n°4554 - Juste(s)

Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)


Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 1990

François Gufflet

Année de nomination : 1990
Date de naissance : //
Date de décès : //
Profession :

Henriette Gufflet Gacon

Année de nomination : 1990
Date de naissance : //
Date de décès : //
Profession :

    Localisation Ville : Lyon (69003)
    Département : Rhône
    Région : Auvergne-Rhône-Alpes

    L'histoire

    La famille Altarac, des Juifs venus de Yougoslavie qui avaient trois enfants, habitaient Lyon; les Guffet habitaient à deux pas de chez eux. A la suite de la vague d’arrestations de Juifs au mois d’août 1942, les Altarac quittèrent leur appartement pour se cacher dans une petite pièce, tout en cherchant un abri sûr pour leurs trois enfants. François et Henriette Gufflet invitèrent Esther, seize ans, qui était la camarade de classe de leur fille, à s’installer chez eux. Elle y vécut deux ans. Sans se préoccuper du danger qu’ils couraient en hébergeant une juive, les Gufflet, qui avaient refusé tout paiement, traitèrent Esther comme leur fille; elle devait dire plus tard avoir ainsi acquis une seconde famille. Esther travaillait comme dactylo : au bureau tout le monde savait qu’elle était juive et que la garder était dangereux mais l’ambiance au travail resta chaleureuse. En août 1944, comme les Gufflet, qui partaient en vacance chez des parents, ne pouvaient emmener la jeune fille, une collègue de celle-ci intervint. Elle demanda à ses parents, qui vivaient à une centaine de kilomètres de Lyon, de bien vouloir cacher Esther chez eux. Ils acceptèrent, et la jeune fille trouva asile chez les Rossat à Janeyrac, dans l’Isère. Elle n’oublia jamais la réponse faite par Franceline à son mari Cyrille Rossat, qui, tout en maintenant sa décision d’abriter une jeune juive, évoquait le danger. « Dieu sera avec nous; moi, je fais mon devoir de chrétienne ». Le fils des Rossat était dans la Résistance; le commandant de son réseau, un policier, fournit à la jeune fille de faux-papiers qui lui permirent de trouver du travail. Esther vécut chez les Rossat jusqu’à la Libération.

    Le 12 février 1990, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à François et Henriette Gufflet, et à Cyrille et Franceline Rossat, le titre de Juste parmi les Nations.

    Documents annexes

    Aucun document

    Articles annexes

    Aucun autre article