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Lucienne Augustine Clément De L’Epine
Année de nomination : 1990
Date de naissance : 21/03/1911
Date de décés : 28/08/1995
Profession : Couturière

Localisation Ville : Paris (75001)
Département : Paris
Région : Ile-de-France

Lieu de mémoire

Lieu porteur de mémoire

Cérémonies

Date de Cérémonie de reconnaissance: 21 Mai 1990

L'histoire

Personnes sauvées

M. Joseph Bindenfeld

Mme Berthe Bindenfeld

M. Claude Blinder

M. Samuel Boski

Mme Berthe Boski

Mme Paulette Boski

Mme Marceline Brunstein

Mme Jacqueline Brunstein

M. Joseph Choroszez

M. Jacques Choroszez

Mme Renée Choroszez

Mme Thérèse Choroszez

Mme Elvire Cohen

M. Maurice Cohen

M. Maurice Cymermamn

Mme Gilberte Czyzyk

Mme Michèle Daliez

Mme Colette Farhi

Mme Denise Farhi

Mme Cécile Fechtenbaum

M. Marcel Fechtenbaum

M. Albert Fechtenbaum

M. Charles Fechtenbaum

Mme marlène Fellman

M. Charles Fogez

Mme Lucette Freiwald

Mme Renée Freiwald

M. Gaston Fuksa

Mme Colette Fuksa

Mme Marie Fuksa

Mme Sarah Goldfard

M. Samuel Goldfard

M. Simon Goldfard

M. Maurice Goldlust

M. Gilbert Goldlust

Mme Hélène Goldrach

M. Jean Goldrach

Mme Juliette Goldrach

Mme Berthe Grosfeld

Mme Ginette Grosfeld

M. Simon Heler

M. Jacques Hendlus

M. Bernard Hochberg

Mme Nicole Horowicz

M. Bernard Laufgraben

Mme Germaine Orgad (née Barszcz)

Mme Sarah Rozenszpir (née Szpilberg)

Mme Anna Zaydenberg

Lieux de mémoire

Plaque en hommage à Lucienne Clément de l’Épine


Le parcours sonore des Justes de Paris


Allée des Justes à Jérusalem


Allée des Justes à Paris

Pendant l’Occupation, Lucienne Clément de l’Epine se dévoua à la tâche de sauver les enfants juifs de la déportation et de la mort. Travaillant au service de l’organisation clandestine dirigée par la WIZO de Paris, elle réussit à confier plus de 150 enfants juifs, pupilles de l’UGIF (Union Générale des Israélites de France) à des familles d’accueil après leur avoir fourni de faux papiers d’identité. Au péril de sa vie, elle allait de village en village rendre visite aux enfants cachés pour s’assurer qu’ils étaient bien traités. Arrêtée par deux fois et interrogée par les Allemands, elle réussit à les convaincre que, donnant des leçons particulières, elle avait une liste d’enfants à démarcher. Lorsque la France fut libérée, Lucienne Clément de l’Epine intervint à nouveau, cette fois pour faire remettre les enfants devenus orphelins à des organisations juives. Henri Szpilberg fût l’un des enfants qu’elle sauva. En mai 1941, son père avait été arrêté et déporté à Auschwitz où il fut assassiné. En janvier 1944, Madame Szpilberg plaça Henri dans un centre d’accueil de l’UGIF à Paris et partit se cacher sous un faux nom dans un couvent de Nogent-sur-Marne, dans la banlieue parisienne. Le garçonnet, alors âgé de six ans, reçut une fausse carte d’identité, puis Lucienne Clément de l’Epine le convoya chez une vieille dame qui vivait à Pont-de-Gennes dans la Sarthe et qui le prit en pension. Ensuite, elle vint le voir chaque mois pour s’assurer que la dame, qui était payée pour s’occuper de lui, le traitait bien. Pendant ce temps, Madame Szpilberg, toujours cachée dans son couvent, apprit que les Allemands avaient effectué une descente dans le home où elle avait laissé Henri et avaient arrêté des enfants. Sachant que la jeune femme était inquiète, Lucienne alla la voir et la rassura : Henri avait été retiré à temps du home, et était sain et sauf. La mère lui remit un pot de confiture maison pour Henri. Quelques jours plus tard, elle revint et expliqua qu’elle n’avait pu se rendre au village, la voie ferrée qui y donnait accès ayant été endommagée par des bombardements. Elle ajouta qu’elle avait donné la confiture à son fils Claude, qui avait à peu près le même âge qu’Henri. Lucienne ne s’était pas présentée sous son vrai nom mais la mère supérieure du couvent avait compris qu’il s’agissait d’une personne habitant Vincennes, risquant sa vie pour sauver des enfants qui l’auraient fort probablement oubliée avant d’atteindre l’âge adulte. Très émue lorsqu’elle l’apprit, Madame Szpilberg se jura qu’après la guerre elle retrouverait cette femme admirable qui avait sauvé son enfant. Elle tint promesse. Au terme de plusieurs années, elle entreprit, sans se lasser, une interminable, faisant littéralement du porte à porte à travers les rues de Vincennes, et finit par retrouver Lucienne Clément de l’Epine.

Le 1er mars 1990, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Lucienne Clément de l’Epine le titre de Juste parmi les Nations. 

 

Lucienne CLEMENT DE L'EPINE

Documents annexes

Article de presse - The hidden child de 2009 Article de presse – The hidden child de 2009
17 novembre 2017 16:24:51
Carnets personnels Carnets personnels
17 novembre 2017 16:24:10
Article de presse - L'identité Vincennes de Fevrier 1993 Article de presse – L’identité Vincennes de Fevrier 1993
17 novembre 2017 16:23:42
Infos municipales Infos municipales
17 novembre 2017 16:22:53

Articles annexes




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6 avenue de la Motte-Piquet 75007 Paris

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