Dossier n°4628 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Joseph Migneret

Année de nomination : 1990
Date de naissance : //
Date de décès : 18/06/1949
Profession : Directeur de l’école communale

    Localisation Ville : Paris (75004)
    Département : Paris
    Région : Ile-de-France

    Lieu de mémoire

    L'histoire

    Joseph Migneret était le directeur de l’école communale de la rue Saint-Gervais des Hospitalières, dans le 4ème arrondissement de Paris, où vivaient de nombreux Juifs. Le directeur prit avec un grand courage et parfois au péril de sa vie la défense de ses élèves juifs. Après la grande rafle des Juifs de Paris, le 16 juillet 1942, Joseph Migneret se consacra à ses élèves juifs dont les parents avaient été déportés ou qui étaient menacés de déportation. Il cacha chez lui pendant près de deux ans la jeune Sarah Traube, une de ses élèves, et procura de faux papiers à ses parents. Après la guerre un autre de ses élèves, Adolphe Korman, raconta qu’il avait fait appel à son directeur en octobre 1942. Voulant se réfugier en zone sud avec sa mère et sa jeune sœur, et sachant que Joseph Migneret avait aidé plusieurs de ses camarades, l’adolescent lui demanda de faux papiers. Le directeur réussit à en fournir aux trois Korman, qui purent ainsi franchir la ligne de démarcation. René Szpindel rapporta lui aussi qu’en 1942 Joseph Migneret lui avait remis des faux papiers, ainsi qu’à plusieurs de ses camarades. Il en avait caché d’autres chez lui. Le jeune Joseph Schulman avait tenté d’échapper à la déportation en sautant du train qui l’amenait vers l’est. Grièvement blessé, il dut être amputé d’une partie de la jambe. Malgré le danger, Joseph Migneret vint plusieurs fois le voir à l’hôpital où le jeune Juif était soigné sous étroite surveillance et s’efforça, sans succès, de le faire remettre en liberté.

    Le 28 mars 1990, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Joseph Migneret le titre de Juste parmi les Nations.

    Documents annexes

    HommageHommage 1
    HommageHommage 2
    HommageHommage 3



    Mis à jour il y a 11 mois.