Dossier n°493 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Simone Monnier

Année de nomination : 1969
Date de naissance : 19/08/1913
Date de décés : //
Profession : Institutrice

Marguerite Soubeyran

Année de nomination : 1969
Date de naissance : 29/04/1894
Date de décés : 16/11/1980
Profession : Directrice d’école

Localisation Ville : Dieulefit (26220)
Département : Drôme
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

L'histoire

Marguerite Soubeyran était la directrice de l’Ecole Beauvallon, un internat situé à Dieulefit (Drôme). Simone Monnier et Catherine Krafft faisaient partie de l’équipe enseignante. En juillet 1941, la directrice accepta d’admettre huit élèves juifs dont Helmut Meyer, un réfugié allemand. La première année scolaire se déroula sans encombre mais, en août 1942, des gendarmes français commencèrent à sillonner la région à la recherche de juifs. Le matin du 26 août, un véhicule de la gendarmerie prit position en face de l’internat et quelques minutes plus tard le bâtiment était encerclé : on venait arrêter les élèves juifs. Heureusement, les garçons ne s’y trouvaient pas : pendant les vacances, ils travaillaient dans des fermes des alentours. Les gendarmes repartis, les trois femmes se précipitèrent prévenir les jeunes du danger. Elles n’eurent pas le temps d’arriver à Château Double, où travaillaient Helmut et deux amis. Les trois amis avaient été arrêtés et furent internés au camp de transit de Vénissieux. Marguerite Soubeyran, Simone Mounier et Catherine Krafft se dépensèrent sans compter auprès d’organisations juives et chrétiennes, n’ayant de cesse qu’elles eurent obtenu la remise en liberté des trois garçons. Elles les munirent de faux papiers d’identité, et les ramenèrent à l’internat. Cependant, pour plus de sécurité, ces jeunes gens allaient chaque soir, après les cours, dormir dans des grottes des environs. Dans son témoignage après la guerre, Helmut Meyer rapporte que les trois courageuses femmes avaient hébergé à l’internat d’autres élèves et plusieurs adultes juifs, ce qui leur avait sauvé la vie.

Le 18 février 1969, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Simone Monnier et Marguerite Soubeyran le titre de Juste parmi les Nations. 

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Mis à jour il y a 1 mois.