Dossier n°5209A

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Les Justes

Année de nomination : 1992
Gilbert Giraud
Année de nomination : 1992
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Chef de troupe des Scouts de France

Suzanne Giraud
Année de nomination : 1992
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession :

Localisation Ville : Marseille (13000)
Département : Bouches-du-Rhône
Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2020, le titre avait été décerné à 27712 personnes à travers le monde, dont 4130 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Gilbert Giraud était à la tête du Scoutisme français à Marseille pendant l’Occupation. Il sauva la vie du fondateur du mouvement des Eclaireurs Israélites de France de cette ville, Roger Eisinger, ainsi que celle de sa femme et de ses deux enfants. Le 21 janvier 1943, Roger Eisinger partit pour une rencontre scoute près de Marseille; il commit l’imprudence de prendre ses propres papiers, frappés du tampon « Juif« . Contrôlé à la gare, il fut arrêté sur le champ, avec un grand nombre d’autres Juifs. Témoin de cette arrestation, Gilbert Giraud, qui connaissait Eisinger du fait de leurs activités communes, alla prévenir sa famille. Madame Eisinger fit appel à Maurice Dejean (q.v.), inspecteur à la Commission à la jeunesse et aux sports de Marseille. Grâce à ses contacts, Dejean obtint la mise en liberté de Roger Eisinger et le cacha chez lui. Les autres Juifs capturés ce jour là furent déportés au camp d’extermination de Sobibor, d’où aucun ne revint. La Gestapo continua à traquer Eisinger; sa femme et ses enfants n’étaient plus en sécurité chez eux. Gilbert et Suzanne Giraud leur donnèrent asile jusqu’à la Libération, malgré les risques énormes et sans demander la moindre contrepartie. Après la guerre la famille Girard resta liée à celle de Roger Eisinger (en littérature le poète Emmanuel Eydoux).

Le 16 avril 1992, l’institu Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Gilbert et Suzanne Giraud le titre de Juste parmi les Nations.

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Mis à jour il y a 8 mois.