Dossier n°5532

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Les Justes

Année de nomination : 1992
Pierre-Marie Puech
Année de nomination : 1992
Date de naissance : 08/03/1906
Date de décés : 01/01/1995
Profession : Prêtre, supérieur du petit séminaire

Localisation Ville : Castres (81090)
Département : Tarn
Région : Occitanie

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

L’évêque Pierre Marie Puech dirigeait le Petit Séminaire, un pensionnat catholique à Castres (Tarn). Pendant l’Occupation, il embaucha un juif, Marcel Bernfeld, comme professeur, au mépris des lois de Vichy. Marcel Bernfeld, membre du Mouvement de la Jeunesse sioniste à Nice, avait pris la décision de s’enfuir tant qu’il le pouvait encore lorsque les Allemands occupèrent la ville en septembre 1943. En octobre de la même année, arrivé non loin de Lalevade (Ardèche), il écrivit à plusieurs établissements catholiques pour leur offrir ses services de professeur d’anglais. L’évêque Puech l’invita aussitôt à enseigner au Petit séminaire, le reçut à bras ouverts et lui assura un logement sur place sous un nom d’emprunt. Selon le témoignage de Marcel Bernfeld, d’autres professeurs et élèves juifs avaient trouvé asile dans l’établissement, et tous bénéficiaient de la bienveillante attitude du directeur. C’est ainsi que le jeune Henri Englander fut admis au Petit Séminaire en 1943. Il avait alors 15 ans. Il y demeura jusqu’à la Libération. Dans son témoignage après la guerre il rapporte que l’ évêque accepta de l’accueillir pour le sauver de la déportation, et le traita pendant toute la durée de son séjour avec chaleur et compréhension, en respectant sa foi. Il qualifie le prêtre de « Tsaddik », saint.

Le 14 décembre 1992, Yad Vashem a décerné à l’évêque Pierre Marie Puech le titre de Juste parmi les Nations. 

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