Dossier n°6237

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Les Justes

Année de nomination : 1994
Jean Thibaudeau
Année de nomination : 1994
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : cultivateur

Angéline Thibaudeau Benoit
Année de nomination : 1994
Date de naissance : 27/11/1911
Date de décés : 14/10/2013
Profession : Cultivatrice

Localisation Ville : Benet (85490)
Département : Vendée
Région : Pays-de-la-Loire

Personnes sauvées

Lieu porteur de mémoire



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2020, le titre avait été décerné à 27712 personnes à travers le monde, dont 4130 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Angéline Thibaudeau

Dans le petit village d’Azire en Vendée, un jeune couple, Angeline THIBAUDEAU et son mari, ont accueilli une petite fille juive de 12 ans en novembre 1943.  Madeline OPALEK était la seule de sa famille à avoir échappé à la grande rafle de juillet 1942.  Elle fut d’abord prise en charge par d’autres juifs de son immeuble, la famille HAMMER,  qui n’avaient pas été prise dans la rafle parce que citoyens français.

La situation se détériorant de plus en plus, les HAMMER décident de chercher un refuge pour leurs enfants et pour Madeleine, qui se souvient qu’en juin 1940, ses parents avaient séjourné dans un village de Vendée, chez les BENOIT. Contactés en octobre 1942, les BENOIT sont d’accord pour prendre les trois enfants HAMMER et envoient Madeline à leur fille, Angeline THIBAUDEAU, qui vit dans un village voisin, à Azire, avec son mari et ses quatre enfants. Madeline arrive chez les THIBAUDEAU en novembre 1943. Elle y restera jusqu’à l’été 1945. Elle allait à l’école sous le nom de Raymonde LECOMTE. Seul, l’instituteur savait qu’elle était juive.

Les parents de Madeleine n’ont pas survécu au camp et les THIBAUDEAU sont devenus la famille adoptive de Madeleine, qui leur est restée très attachée.

Le 11 septembre 1994, l’Institut Yad Vashem a décerné la Médaille des Justes parmi les Nations à Angeline THIBAUDEAU et son mari.

Angéline THIBAUDEAU

Documents annexes

Article de presse -Mai 1995 Article de presse -Mai 1995
3 janvier 2014 15:34:44
Bulletin municipal de Benet-Janvier 2008 Bulletin municipal de Benet-Janvier 2008
19 octobre 2013 07:20:39

Articles annexes