Dossier n°6238B - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 1994

Hélène Puech Causse

Année de nomination : 1994
Date de naissance : 24/10/1908
Date de décés : 07/03/1998
Profession : Sans profession

Maurice Puech

Année de nomination : 1994
Date de naissance : 27/10/1906
Date de décés : 29/12/2000
Profession : Cultivateur

Localisation Ville : Colognac (30460)
DĂ©partement : Gard
RĂ©gion : Occitanie

L'histoire

La famille Szafran s’Ă©tait enfuie d’Anvers en mai 1940 Ă  l’entrĂ©e des Allemands en Belgique. RĂ©fugiĂ©s Ă  NĂ®mes (Gard), les Szafran, respectueux de la loi, allèrent se faire inscrire Ă  la mairie en leur qualitĂ© de Juifs Ă©trangers. Le 26 aoĂ»t 1942, toute la famille fĂ»t arrĂŞtĂ©e lors des grandes rafles opĂ©rĂ©es dans les grandes villes du sud. Seul le jeune Symcha, qui avait alors dix-sept ans, Ă©chappa Ă  la rafle et donc Ă  la dĂ©portation et Ă  la mort. Il faisait partie des Eclaireurs IsraĂ©lites; la veille, Pierre Simon, son chef de troupe, l’avait averti que le bruit courait qu’une rafle Ă©tait imminente et l’avait persuadĂ© de se cacher chez lui. L’adolescent avait aussitĂ´t prĂ©venu sa famille mais sa mère, ses soeurs et ses tantes n’avaient pas bougĂ©, convaincues que la mesure ne visait pas les femmes. Pierre Simon conduisit Symcha Ă  la ferme des Boissier (q.v.) Ă  Caveyrac près de NĂ®mes. Il y resta environ un mois. C’Ă©tait la saison des vendanges et on le fit passer pour un cousin Ă©tudiant venu donner un coup de main pendant les grandes vacances. A la rentrĂ©e, en octobre 1942, Symcha se vit contraint de se chercher une nouvelle cachette. Grâce au curĂ© du village, il arriva Ă  la ferme de Maurice et HĂ©lène Puech Ă  Lascours, non loin de Caveyrac. TombĂ© malade, il fut soignĂ© avec dĂ©vouement par les fermiers, qui l’avaient accueilli pour des raisons humanitaires et religieuses et sans chercher la moindre rĂ©munĂ©ration. Quelques semaines plus tard, une voisine dĂ©couvrit sa prĂ©sence et en parla dans le village. Elle ne pensait pas Ă  mal mais Symcha dut quitter la ferme, pour sa sĂ©curitĂ© et celle des Puech. Ceux-ci, qui se sentaient responsables de lui, demandèrent Ă  leur cousin Elie Guiraud (q.v.) qui vivait Ă  Lasalle (Gard) de l’hĂ©berger.

Le 25 octobre 1994, l’Institut Yad Vashem de JĂ©rusalem a dĂ©cernĂ© Ă  Maurice et HĂ©lène Puech le titre de Juste parmi les Nations.

Documents annexes

Invitation cérémonie Invitation cérémonie
7 mai 2018 15:00:00

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