Dossier n°6555 - Juste(s)

Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)


Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 1995

Aliette Dunoyer De Segonzac

Année de nomination : 1995
Date de naissance : 06/03/1921
Date de décés : //
Profession :

Localisation Ville : Juan-les-Pins (6160)
Département : Alpes-Maritimes
Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur

L'histoire

Aliette Dunoyer de Segonzac en 1943
Lorsque les Allemands occupèrent en septembre 1943 la zone précédemment sous contrôle italien dans le sud est de la France, plusieurs familles juives vivaient à Juan-les-Pins où elles s’étaient réfugiées. Les trois Aboressi – le père et ses deux fils, nés respectivement en 1912 et 1922 – et les quatre Lyon – le père, la mère et leurs deux filles nées en 1912 et 1923 – étaient les voisins de la famille Dunoyer de Segonzac. Dans la soirée du 15 septembre 1943, Aliette Dunoyer de Segonzac, qui avait alors 22 ans, se trouvait seule dans la villa familiale lorsque Moïse Aboressi frappa à la porte et la supplia de le cacher avec son père et son frère : ils venaient d’apprendre que la Gestapo s’apprêtait à les arrêter. La jeune fille mit les trois fugitifs en sûreté dans les caves de la villa, puis se rendit chez les Lyon qui demeuraient dans la maison voisine et les invita à se réfugier eux aussi chez elle. Ensuite elle prévint la bonne de ne pas venir travailler le lendemain – afin qu’elle ne s’aperçoive pas de la présence des réfugiés juifs. Aliette Dunoyer de Segonzac était uniquement mue par sa bonté d’âme et sans aucun calcul. La famille Aboressi séjourna trois jours chez elle avant de s’enfuir à Pau, où des amis étaient prêts à les aider; les Lyon vécurent dans la cave jusqu’au 26 septembre. La jeune fille leur procura de faux papiers grâce auxquels ils purent à leur tour gagner Pau. Après la guerre, les deux familles restèrent liées avec celle qui les avait sauvées. Aliette Dunoyer de Segonzac fut invitée au mariage de Moïse Aboressi et d’Huguette Lyon.

Le 29 mai 1995, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Aliette Dunoyer de Segonzac le titre de Juste parmi les Nations. 

Herguette, Francine et Aliette

Documents annexes

Aucun document

Articles annexes

Aucun autre article