Dossier n°6804 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 1996

Jean Rist

Année de nomination : 1996
Date de naissance : //
Date de décés : 21/08/1944
Profession : Ingénieur en métallurgie

    Localisation Ville : Fraisses (42490)
    Département : Loire
    Région : Auvergne-Rhône-Alpes

    L'histoire

    Jean Rist, ingénieur né en 1900, vivait à Fraisse (Loire) avec sa femme et ses enfants. Il occupait un poste important dans une aciérie. Elevé dans le respect de la patrie et des valeurs humaines, il fut parmi les premiers à rallier la Résistance et sauva de nombreuses familles juives, notamment les Bloch, les Nerson, les Schwerin, les Hochmann et les Trebitch, pour n’en citer que quelques unes. Jean Rist hébergeait les fugitifs sous son toit, leur donnait de faux papiers d’identité et des cartes d’alimentation et organisait leur passage clandestin en Suisse. Il se chargea personnellement d’escorter les Trebitch, des Juifs autrichiens, à la frontière. Surpris par une patrouille, ils furent tous arrêtés. Les Trebitch furent internés au camp de Rivesaltes; Jean Rist passa en jugement et fut condamné à la prison. Il fit appel à son père, Charles Rist, alors Gouverneur adjoint de la Banque de France. Ce dernier sollicita l’intercession du ministre de la Justice du gouvernement de Vichy. Jean Rist fut remis en liberté et les Trebitch reçurent l’autorisation de passer en Suisse. L’ingénieur continua à se battre dans la Résistance, où il prit la tête d’un groupe de maquisards qui infligea de lourdes pertes aux forces allemandes. Jean Rist tomba au champ d’honneur le 21 août 1944, dernier jour de l’Occupation. Après la guerre, Charles Rist publia un ouvrage à la mémoire de son fils, afin que ses petits-enfants connaissent mieux leur père. Il y cite de nombreux passages du journal intime de Jean, et notamment : « Fais ce que tu dois et advienne que pourras. C’est la meilleure devise quand on est dans une passe critique… Il est souvent très difficile de faire bien mais il est toujours possible de faire mieux. »

    Le 16 juillet 1996, Yad Vashem a décerné à Jean Rist le titre de Juste parmi les Nations. 

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