Dossier n°6892A

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Les Justes

Année de nomination : 1996
Germaine Veyrine
Année de nomination : 1996
Date de naissance : //
Date de décés : 19/09/1979
Profession : Religieuse au couvent de la Providence

Localisation Ville : Roanne (42300)
Département : Loire
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Germaine Veyrine
Marie-Louise Lafont était la mère supérieure du couvent de La Providence au Côteau, près de Roanne (Loire). De nombreux Juifs, qui avaient fui la zone occupée, se pressaient dans la région, cherchant désespérément un refuge. C’est ainsi que les Mendzylewski, un vieux couple de Juifs polonais, arrivèrent à Roanne, où leur fille et leur gendre devaient venir les rejoindre. Un parent leur avait procuré une autorisation de résidence. Ils furent pourtant arrêtés rapidement et internés dans les camps de Gurs puis de Rivesaltes. Lorsque ce camp fut dissous en novembre 1942, les Mendzylewski furent remis en liberté et retournèrent à Roanne. Leur fille Chasia, craignant pour leur sécurité – d’autant que leur apparence et leur fort accent les rendaient immédiatement identifiables en tant que Juifs étrangers – s’adressa à plusieurs institutions catholiques pour leur chercher un abri. Après avoir essuyé trois refus, elle s’adressa à Soeur Germaine Veyrine, religieuse au couvent de La Providence, qui accepta ses parents dans la maison de retraite du couvent. Malgré le danger, la mère supérieure, Marie-Louise Lafont, avait donné son accord pour ce geste généreux. Elle enjoignit aux religieuses de faire passer les Mendzylewski pour des réfugiés alsaciens, afin d’expliquer leur lourd accent. Le couple resta au couvent jusqu’à la Libération, bien soigné et bien traité par les religieuses qui refusèrent la moindre rémunération. Selon d’autres témoignages de la famille des survivants, Soeur Marie-Madeleine avait également donné asile à Jacques Klieman, un parent des .Mendzylewski, qu’elle embaucha comme jardinier. Elle sauva donc la vie de trois Juifs persécutés.

Le 14 janvier 1996, Yad Vashem a décerné à Marie-Louise Lafont, en religion soeur Marie-Madeleine, et à soeur Germaine Veyrine, le titre de Juste parmi les Nations.

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