Dossier n°6967 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 1996

Lucie Pees

Année de nomination : 1996
Date de naissance : 17/11/1901
Date de décés : 25/10/1991
Profession : Cultivatrice, PropriĂ©taire d’une modeste ferme

Localisation Ville : Boeil-Bezing (64510)
Département : Pyrénées-Atlantiques
RĂ©gion : Nouvelle-Aquitaine

L'histoire

Lucie Pees Ă©tait propriĂ©taire d’une modeste ferme Ă  Boeil Bezing (PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques). En 1941, elle embaucha Louis Bielschowsky et ses deux fils, Edouard et Alain. Juifs allemands, ils avaient Ă©tĂ© internĂ©s au camp de Gurs puis envoyĂ©s dans un Groupe de travailleurs Ă©trangers (GTE). En leur donnant du travail, Lucie les sauva de la dĂ©portation. Marianne Bielschowsky, la femme de Louis, vint le rejoindre plus tard et Lucie lui donna asile Ă©galement. En novembre 1942, lorsque les Allemands occupèrent le sud de la France, Marianne prit la fuite, craignant d’ĂŞtre dĂ©couverte par les occupants. N’ayant pu trouver refuge ailleurs, elle revint un mois plus tard. Lucie accepta de lui donner l’hospitalitĂ©, malgrĂ© les risques, et la cacha dans une cabane situĂ©e derrière la ferme. Pour plus de sĂ»retĂ©, elle n’en dit rien Ă  sa famille. Marianne pour sa part se garda bien de faire du feu, pour ne pas attirer l’attention. Elle restait toute la journĂ©e dans la cabane, n’en sortant que de temps en temps la nuit pour prendre l’air en faisant quelques pas dans la cour. Lucie Pees prit ainsi soin d’elle pendant deux ans. Elle se chargeait de la ravitailler en eau et en nourriture, lui apportait des vĂŞtements et des couvertures.

Le 12 mars 1992, Yad Vashem a décerné à Lucie Pees le titre de Juste parmi les Nations. 

Lucie Pees

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