Dossier n°7221

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Les Justes

Année de nomination : 1996
Marie-Magdeleine Giraudier
Année de nomination : 1996
Date de naissance : 22/07/1886
Date de décés : 02/06/1976
Profession : Directrice à la retraite d’une école de filles

Localisation Ville : Romans-sur-Isère (26100)
Département : Drôme
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

Personnes sauvées

Lieu porteur de mémoire



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2020, le titre avait été décerné à 27712 personnes à travers le monde, dont 4130 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

GIRAUDIER Marie-Magdeleine
Pendant l’Occupation, Marie-Magdeleine Giraudier, directrice à la retraite d’une école de fille à Romans, dans la Drôme, prit la tête d’un réseau de sauvetage composé essentiellement de femmes. Ce réseau travaillait main dans la main avec la Résistance. En septembre 1943, le département fut occupé par les Allemands après le départ des Italiens. En octobre, la courageuse retraitée donna asile à quatre femmes juives – Madame Gersztenkorn, ses deux soeurs Ita Kac et Esther Wajntrob, ainsi que madame Warzagier. Cachées dans une petite pièce au centre de l’appartement, les quatre femmes vécurent chez elle jusqu’à la Libération, sans qu’elle ne leur demande la moindre rétribution. Marie-Magdeleine Giraudier courait pourtant des risques considérables. A l’été 1944, les Allemands commencèrent à passer de maison en maison à la recherche des Juifs qui se trouvaient encore à Romans. Marie-Magdeleine plaça également trois enfants juifs dans la maison d’une des femmes de son réseau. Jeannette Katz, l’une de ces enfants, raconta après la guerre qu’elle avait remarqué, au printemps 1944, que contrairement à ses habitudes Mme Giraudier quittait son domicile très tôt pour une destination inconnue, ne revenant que tard le soir. Ce n’est qu’à la Libération qu’elle apprit que l’un de ses protégés avait été atteint d’une méningite. Les paysans chez qui l’hébergeait étaient incapables de s’en occuper ; Marie-Magdeleine s’en était donc chargée, et le soigna jusqu’à ce qu’il soit hors de danger. Elle agissait purement pour des raisons humanitaires. Après la guerre elle fut élue conseillère municipale à Romans sur la liste communiste. Jeannette Katz resta en contact avec elle pendant de longues années et après le décès de la vieille dame, continua à fréquenter sa nièce.

Le 14 juillet 1996, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Marie-Magdeleine Giraudier le titre de Juste parmi les Nations.

 

Plaque mémoire

Documents annexes

Article de presse Article de presse
13 juin 2015 09:20:06

Articles annexes




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