Anne Beaumanoir
Année de nomination : 1996
Date de naissance : 30/10/1923
Date de décés : //
Profession : Etudiante en médecine

Jean Beaumanoir
Année de nomination : 1996
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Restaurateur

Marthe Beaumanoir Brunet
Année de nomination : 1996
Date de naissance : //
Date de décés : 11/0001/
Profession : Restauratrice

Localisation Ville : Dinan (22100)
Département : Côtes-d’Armor
Région : Bretagne

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Anne BEAUMANOIR

Anne BEAUMANOIR

Lorsqu’on lui demanda, après la guerre, pourquoi elle avait sauvé deux Juifs, risquant ainsi sa vie et celle de ses parents, Anne Beaumanoir répondit simplement : « Je hais le racisme; c’est physique. » Née à Dinan dans les Côtes d’Armor, Anne était étudiante en médecine à Paris. Elle militait dans un mouvement clandestin communiste. Ses parents, qui partageaient ses vues, tenaient un petit restaurant à Dinan et lui envoyaient régulièrement des colis de nourriture par l’intermédiaire d’amis de Paris. Un jour, ces amis lui dirent qu’une rafle aurait lieu au cours de la nuit prochaine dans le 13ème, et lui demandèrent d’en avertir Victoria, une femme qui cachait une famille juive. Bien qu’elle sût que le Parti communiste interdisait toute opération de sauvetage n’ayant pas reçu l’aval du groupe, Anne décida de se rendre à l’appartement de Victoria. De là elle fut conduite auprès de la famille Lisopravski. Deux seulement des membres de cette famille, Daniel, le fils, et Simone, la fille, acceptèrent de partir avec elle. Elle les conduisit dans un endroit où de nombreux membres de la Résistance avaient trouvé refuge. Peu après, la Gestapo fit irruption, sans doute sur dénonciation, et arrêta tout le monde, sauf les deux jeunes Juifs et le chef du groupe, qui avaient réussi à se sauver par le toit. Comme Anne n’était pas à Paris à ce moment-là, le chef du groupe trouva une cachette provisoire pour les deux Juifs dans le 18ème. A son retour Anne Beaumanoir décida de leur trouver une retraite plus sûre : la maison de ses parents à Dinan. Lorsqu’elle arriva à la gare de la ville avec ses deux protégés, Marthe, sa mère l’attendait. Au même moment, en effet, Jean Beaumanoir était interrogé au poste de police; il était soupçonné de faire la Résistance. La police avait découvert son nom et son adresse au cours d’une perquisition au domicile parisien d’Anne. L’interrogatoire ne révéla rien de compromettant et Jean fut relâché. Marthe, sa femme, décida tout de même de placer Daniel et Simone dans deux cachettes séparées pendant les quinze jours suivants. Ensuite elle alla les chercher et les garda chez elle pendant près d’une année. Simone donnait un coup de main au restaurant et Daniel, bien que ne connaissant rien en la matière, travaillait avec le jardinier qui se montrait indulgent envers lui. Après la Libération, les deux jeunes gens restèrent en contact avec leurs sauveurs, et particulièrement avec Anne Beaumanoir, qui devait devenir professeur en neurologie.

Le 27 août 1996, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Anne Beaumanoir et ses parents, Jean et Marthe Beaumanoir, le titre de Juste parmi les Nations. 

 

Documents annexes

Invitation Hommage aux médecins Justes Invitation Hommage aux médecins Justes

Les médias externes :







Mis à jour il y a 3 semaines.