Dossier n°733

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Les Justes

Année de nomination : 1972
Emile Planckaert
Année de nomination : 1972
Date de naissance : 23/01/1906
Date de décés : 23/01/2006
Profession : Prêtre, Aumônier militaire

Localisation Ville : Paris (75019)
Département : Paris
Région : Île-de-France

Lieu de mémoire

Personnes sauvées

Date de Cérémonie de reconnaissance: 15 Mars 1973


Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

En 1940, Emile Planckaert, aumonier militaire, avait été fait prisonnier par les Allemands. Il réussit à s’échapper un an plus tard et rentra à Paris. A partir de 1942, le religieux se consacra aux malheureux emprisonnés dans la capitale pour leur opposition au régime. Il leur rendait visite et leur apportait un peu de réconfort spirituel. Découvrant que la caserne des Tournelles avait été transformée en prison et qu’elle renfermait des gens dont le seul crime était d’être juifs, il demanda l’autorisation de leur rendre visite également. Les autorités de la prison commencèrent par refuser mais finirent par céder devant son insistance. Le père Emile fut profondément choqué par les conditions déplorables dans lesquelles vivaient les prisonniers et ne ménagea pas ses efforts pour convaincre ses supérieurs de faire quelque chose pour eux. Lors d’une de ses visites aux Tournelles, le père Emile rencontra Odette Daltroff. Peu après, la jeune femme fut envoyée au camp de Drancy où se trouvait déjà sa mère. Grâce à M. Baticle, le fiancé d’Odette, les deux femmes furent remises en liberté. Mais de retour à Paris, elles apprirent que les Allemands les recherchaient. Odette fit appel au père Planckaert, qui, non seulement leur fournit de faux papiers mais encore les fit admettre au couvent des soeurs de Saint Régis. Mme Daltroff y vécut jusqu’à la fin de l’Occupation; Odette, trop jeune et donc trop « visible » parmi ces religieuses pour la plupart âgées, dût chercher une autre solution. Là encore, le père Emile lui vint en aide et lui trouva d’autres cachettes; elle put tenir bon jusqu’à la Libération grâce aux cartes d’alimentation qu’il lui procurait. Les Daltroff ne furent pas les seules personnes à bénéficier de son assistance. Il fournit de faux papiers d’identité à nombre de Juifs. Chaque dimanche, le père Emile Planckaert s’élevait vigoureusement en chaire contre les persécutions infligées aux Juifs. En 1943, le père Planckaert joignit ses efforts à ceux du père Théomir Devaux (q.v.) de l’ordre de Notre Dame de Sion, et contribua à sauver un grand nombre d’enfants juifs, dont les parents avaient été arrêtés, en les plaçant dans des familles chrétiennes prêtes à les accueillir et les cacher.

Le 16 avril 1972, Yad Vashem a décerné au père Emile Joseph Marie Planckaert le titre de Juste parmi les Nations. 

Le père Emile PLANCKAERT plante un arbre dans l'allée des Justes en 1973

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