Dossier n°7665 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 1997

Laurence Fages

Année de nomination : 1997
Date de naissance : 12/01/1908
Date de décés : //
Profession : Employée de Mairie

Localisation Ville : Paris (75019)
DĂ©partement : Paris
RĂ©gion : ĂŽle-de-France

Lieu de mémoire

L'histoire

Laurence Fages, employĂ©e de mairie dans le 19ème arrondissement de Paris, entretenait d’excellentes relations avec ses voisins juifs, les Szejnbaum. Le 15 juillet 1942, un policier vint secrètement prĂ©venir ces derniers qu’une vaste rafle de Juifs allait se dĂ©clencher dans les prochaines heures. Laurence, au courant elle aussi, alla chercher ses voisins pour les amener chez elle. MalgrĂ© le danger qu’elle courait ainsi elle-mĂŞme, et la difficultĂ© qu’il y avait Ă  garder quatre personnes dans son petit appartement, elle les cacha pendant quatre semaines et veilla sur eux avec sollicitude. Ils retournèrent ensuite dans leur domicile de la rue des Chaufourniers. L’immeuble Ă©tait un ancien hĂ´tel et chaque chambre avait un numĂ©ro. Les Szejnbaum occupaient deux pièces. Ils condamnèrent l’une des portes; Laurence Fages persuada la concierge, avec une bonne bouteille et une petite somme, de donner le numĂ©ro de la chambre condamnĂ©e Ă  quiconque chercherait les Szejnbaum, particulièrement s’il s’agissait de policiers ou d’Allemands. Laurence Fages trouva un logement dans le mĂŞme immeuble pour trois membres de la famille Szydlowicz, des parents des Szejnbaum. Dans son tĂ©moignage après la guerre, Rachel Szejnbaum, qui avait dix ans en 1942, dĂ©clare que tous les locataires savaient que des Juifs se cachaient lĂ , notamment parce que, dans ce vieil immeuble, les toilettes se trouvaient sur le palier. Le risque de dĂ©nonciation Ă©tait constant. Lorsque Mme Szejnbaum mit au monde une petite fille en 1943, ce fut Laurence qui fit le nĂ©cessaire pour qu’elle puisse accoucher Ă  l’hĂ´pital Lariboisère, et qui ensuite emmena le bĂ©bĂ© en Normandie oĂą elle avait trouvĂ© une nourrice. Après la LibĂ©ration, Les Szejnbaum restèrent longtemps liĂ©s avec Laurence Fages et venaient chaque annĂ©e lui porter des fleurs le 16 juillet, en souvenir du jour oĂą elle leur avait sauvĂ© la vie en 1942.

Le 16 juin 1997, l’institut Yad Vashem de JĂ©rusalem a dĂ©cernĂ© Ă  Laurence Fages le titre de Juste parmi les Nations.

A gauche Laurence Fages pendant la guerre

Laurence Fages dans sa jeunesse

Documents annexes

Invitation cérémonie Invitation cérémonie
11 avril 2016 09:27:59
Article de presse - La semaine du Lot 2 Article de presse – La semaine du Lot 2
11 avril 2016 09:27:30
Article de presse - La semaine du Lot 1 Article de presse – La semaine du Lot 1
11 avril 2016 09:26:34

Articles annexes

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