Dossier n°7930 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Marie Lacroix Barse

Année de nomination : 1998
Date de naissance : 06/10/1884
Date de décés : 13/10/1963
Profession : Directrice d’une pension

Localisation Ville : Miribel (01700)
Département : Ain
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

L'histoire

Sur cette photo prise vers 1942, Marie Lacroix est entourée des 2 enfants Wrobel. Sur ses genoux, son petit fils Serge et derrière, 2 autres enfants juifs dont la famille Wrobel a perdu la trace après 1945.

Marie Lacroix vivait à Miribel (Ain). Elle était veuve – son mari était tombé au champ d’honneur pendant la Grande guerre – et élevait seule ses deux enfants. Vers la fin de 1942, elle donna asile à quatre enfants juifs, dont Etty Wrobel, sept ans, et son petit frère Georges, trois ans. Leurs parents, Juifs polonais immigrés à Paris, avaient fui en septembre 1940 la capitale occupée pour chercher refuge à Lyon. Lorsque les Allemands occupèrent le sud de la France, M. et Mme Wrobel demandèrent à un réseau clandestin de les aider à trouver une cachette pour leurs enfants. C’est ainsi qu’Etty et Georges furent confiés à Marie Lacroix, qui les accueillit avec chaleur et leur recommanda de dire à tout un chacun qu’ils étaient ses petits-enfants. Grâce à elle, ils ont survécu à l’Occupation. Après la guerre, ils se rappelèrent au moins un épisode où les Allemands s’étaient présentés au domicile de la veuve pour lui poser des questions. Marie Lacroix mourut en 1963 et son fils en 1945 malheureusement, et il n’a pas été possible de trouver un membre de la famille pour donner de plus amples détails sur ses actions de sauvetage.

Le 26 janvier 1998, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah,  a décerné à Marie Lacroix le titre de Juste parmi les Nations.

 

Documents annexes

Article de presse - Le progrès Article de presse – Le progrès
Invitation cérémonie Invitation cérémonie

Articles annexes




Mis à jour il y a 10 mois.