Dossier n°7975

Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Année de nomination : 1998
Alexandrine Gaudin Bertin
Année de nomination : 1998
Date de naissance : 20/05/1885
Date de décés : 29/06/1971
Profession : agricultrice

Georges Gaudin
Année de nomination : 1998
Date de naissance : 14/10/1914
Date de décés : 10/01/1979
Profession : forgeron, maréchal ferrant

Joseph Gaudin
Année de nomination : 1998
Date de naissance : 06/12/1875
Date de décés : 27/04/1955
Profession : forgeron à la retraite, maréchal Ferrant

Odette Gaudin Petit
Année de nomination : 1998
Date de naissance : 14/08/1924
Date de décés : 27/04/1955
Profession : Agricultrice

Localisation Ville : Sainte-Reine (73630)
Département : Savoie
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2020, le titre avait été décerné à 27712 personnes à travers le monde, dont 4130 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Georges Gaudin avait succédé à son père comme forgeron de Sainte-Reine-en Bauges (Savoie), petite commune de montagne. Il vivait avec ses parents Joseph et Alexandrine, sa femme Odette et leurs enfants dans une modeste maison qui ne comptait que deux chambres. Pourtant, à la fin de 1943, les Gaudin recueillirent deux petits garçons juifs, Léon Bernard Eizikman, onze ans, et son frère Jean-Pierre, neuf ans. En 1942, tous deux avaient été confiés à l’organisation juive OSE à Paris par leurs parents, soucieux d’assurer leur sécurité. Ils furent placés dans un home de l’organisation. Mais à la fin de l’année 1943 tous les homes de l’OSE durent fermer pour éviter l’arrestation de leurs pensionnaires auxquels il fallut trouver des familles d’accueil. Les Gaudin avaient accepté de prendre deux enfants. Léon et Jean-Pierre, munis de faux papiers d’identité, arrivèrent ainsi en Savoie. Ils fréquentèrent l’école du village, allèrent à la messe le dimanche avec les Gaudin, suivirent les cours de catéchisme du curé comme les autres enfants. Ils étaient bien traités, et n’apprirent qu’après la guerre que certains villageois savaient que ces petits parisiens étaient juifs, mais avaient gardé le silence. Le 1er mai 1944, une unité de SS s’abattit sur le village. Les deux petits réfugiés avaient été dissimulés sous une meule d’avoine dans la grange, ce qui les sauva. Les SS mirent le feu à la maison voisine et asassinèrent deux de ses occupants. Le lendemain Georges Gaudin décida de confier les enfants aux religieuses de l’hôpital Saint Pierre d’Albigny, situé dans une localité voisine, et prévint son contact de l’OSE. Quelques jours plus tard, les deux réfugiés furent intégrés à un groupe d’enfants qui s’apprêtaient à passer clandestinement en Suisse. L’opération échoua; enfants et passeurs furent internés dans la prison de la Gestapo à Annemasse. Le maire de la ville, Jean Deffaugt (q.v.) multiplia les efforts et réussit à se faire confier tous les enfants. Ils ont tous survécu à l’Occupation.

Le 25 février 1998, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Georges et Odette Gaudin et aux parents de Georges, Joseph et Alexandrine Gaudin, le titre de Juste parmi les Nations. 

Alexandrine GAUDIN

Alexandrine GAUDIN et ses petits enfants Raymond et Michèle

Georges GAUDIN et ses enfants Raymond & Michèle

Joseph GAUDIN  et son petit-fils Raymond

odette GAUDIN et ses enfants Raymond & Michèle

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Mis à jour il y a 3 mois.