Dossier n°8203

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Les Justes

Année de nomination : 1998
Henri Rouland
Année de nomination : 1998
Date de naissance : 23/01/1902
Date de décés : 22/05/1975
Profession : Exploitant agricole

Marie-Louise Rouland
Année de nomination : 1998
Date de naissance : 24/06/1904
Date de décés : 14/11/1996
Profession : Exploitante agricole

Localisation Ville : Varetz (19240)
Département : Corrèze
Région : Nouvelle-Aquitaine

Personnes sauvées

Lieu porteur de mémoire

Cérémonies

Date de Cérémonie de reconnaissance: 27 Juin 1999

L'histoire

Henri et Marie-Louise Rouland étaient fermiers à « La Noaille », hameau de la commune de Varetz (Corrèze). En 1942, M. et Mme Lichtenstein, des Juifs émigrés de Pologne qui s’étaient enfuis de Paris avec deux de leurs petits-enfants, Charles Gross et son cousin Marcel, louèrent l’une des trois maisons du hameau. Les garçons, tous deux âgés de huit ans, fréquentaient l’école du village, distante d’environ quatre kilomètres. Durant le printemps 1944, alors que les enfants, cartables au dos, venaient de partir pour l’école, leurs grands-parents apprirent que des patrouilles allemandes étaient à la recherche de réfugiés juifs. Ils eurent le temps de s’enfuir, mais les soldats rattrapèrent les deux enfants. Henri et Marie-Louise Rouland travaillaient alors dans un champ bordant le sentier, en compagnie de leur fille Simone, dix ans. Les soldats montrèrent de loin les garçons du doigt, hurlant qu’ils étaient Juifs. Terrifiés, les deux gamins coururent se réfugier dans les jupes de Marie-Louise. Henri Rouland prétendit avec aplomb qu’ils étaient ses fils; Simone les embrassa et proclama qu’ils étaient ses petits frères. Mais les Allemands ne les croyaient pas et soutenaient que les enfants étaient Juifs. Tout en menaçant de mettre le feu à la ferme, ils exigèrent de voir le livret de famille. Se rendant compte que les soldats ne comprenaient pas le français, Marie-Louise leur montra le livret et prétendit que les enfants y figuraient. Cette fois les Allemands se laissèrent convaincre et partirent. Henri et Marie-Louise ramenèrent les deux garçons chez eux et s’en occupèrent pendant plusieurs jours. Leurs grands-parents trouvèrent alors avec la complicité de résistants de la région, une cachette séparée pour chacun d’eux. Après la Libération, Charles resta en contact avec ses sauveteurs. Il continue à appeler Simone « ma soeur ». Aujourd’hui une place de Varetz porte le nom « Henri et Marie-Louise Rouland ».

Le 15 octobre 1998, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Henri et Marie-Lousie Rouland le titre de Juste parmi les Nations. 

Cérémonie en honneur de Henri & Marie-Louise Rouland

Documents annexes

Article de presse Article de presse
13 février 2019 22:48:22
Article de presse -  La Montagne du 25/06/1999 Article de presse – La Montagne du 25/06/1999
13 février 2019 22:48:01

Articles annexes




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