Dossier n°8252

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Les Justes

Année de nomination : 1998
France Giet
Année de nomination : 1998
Date de naissance : 09/11/1910
Date de décés : //
Profession : Employée dans un atelier de tricots

Localisation Ville : Perpignan (66100)
Département : Pyrénées-Orientales
Région : Occitanie

Personnes sauvées

Lieu porteur de mémoire

Ceremonies

Date de Cérémonie de reconnaissance: 30 Mai 1999

L'histoire

Lorsque la guerre éclata, France Giet, qui avait alors 29 ans, vivait à Troyes (Aube) où elle travaillait dans l’atelier de tricots de Salomon Cohen. Dès le début de l’Occupation, ce dernier se réfugia dans le sud de la France avec sa femme Claire et leurs jumeaux, Guy et René, s’installant non loin de Perpignan. France Giet décida de lier son sort à celui de ses patrons et de les suivre. Les Cohen achetèrent une ferme où ils vécurent jusqu’à ce que les Allemands occupent le sud de la France; ils se réfugièrent alors à Nice, dans la zone sous contrôle italien. En avril 1943, Guy Cohen retourna à la ferme dans l’intention de la vendre; France Giet l’accompagna. A leur retour, des policiers allemands contrôlèrent leur compartiment. Découvrant que Guy était juif, ils l’arrêtèrent immédiatement et le firent descendre du train. Comme elle ne voulait pas le laisser seul, et afin de savoir ce qui allait lui arriver, France déclara qu’elle était juive elle aussi. Tous deux furent conduits à Marseille et emprisonnés. Apprenant qu’ils allaient être envoyés à Drancy, France comprit qu’elle ne pouvait rien faire de plus en prison et décida de dévoiler sa véritable identité. Après vérification elle fut remise en liberté et partit immédiatement pour Paris où elle tenta, sans succès, de faire libérer Guy. Ce dernier fut déporté à Auschwitz où il fut assassiné. France Giet retourna à Nice et, quand les Italiens furent expulsés de leur zone d’occupation, elle se consacra au sauvetage des trois Cohen encore libres. Elle s’adressa au curé de Rigaud, petite localité des Alpes-Maritimes, qui leur trouva un logement. Elle prit soin de les munir de faux papiers d’identité portant les noms de membres de sa propre famille. Un peu plus tard, ils durent s’enfuir une nouvelle fois, car les Allemands intensifièrent leur chasse aux Juifs dans la région. France Giet leur avait trouvé une cabane isolée dans la montagne. Ils y vécurent jusqu’à la Libération, subsistant grâce à la nourriture et autres produits de première nécessité qu’elle leur apportait.

Le 11 novembre 1998, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à France Giet le titre de Juste parmi les Nations. 

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