Dossier n°83 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Alice Ferrières

Année de nomination : 1964
Date de naissance : 27/10/1909
Date de décès : 08/09/1988
Profession : Professeur de mathématiques dans un collège de Filles
    Localisation Ville : Murat (15300)
    Département : Cantal
    Région : Auvergne-Rhône-Alpes

    L'histoire

    A l’été 1943, la situation des Juifs de France était si grave que les dirigeants du mouvement des Éclaireurs Israélites décidèrent de fermer leur maison d’enfants de Beaulieu-sur-Dordogne, dans le sud-est, et de disperser les fillettes qu’elle hébergeait. Certaines d’entre elles furent envoyées dans un pensionnat de filles à Murat, dans le Cantal, où elles se firent passer pour des protestantes. Alice Ferrières était professeur de mathématiques dans l’établissement. Cette enseignante courageuse protégea quinze jeunes Juives de la ville, y comprit les adolescentes du pensionnat. Chez elle, les jeunes trouvaient de bons repas, un peu d’intimité et un vrai refuge. Elle leur consacrait tout son temps libre et allait, malgré le risque, jusqu’à leur permettre d’allumer les bougies du Chabbat et de célébrer les fêtes juives. En été 1944, la région fut le théâtre de sanglants combats entre les résistants et les soldats allemands. Devant la gravité de la situation, Alice Ferrières chercha, audacieusement, à s’informer des mouvements de l’armée. Ainsi, avant que les Allemands n’aient achevé l’encerclement de la ville, elle mit les jeunes juives à l’abri dans des familles paysannes des alentours, qui avaient accepté de les accueillir. L’appartement d’Alice servit parfois de refuge provisoire à des adultes juifs, le temps qu’elle leur trouve un asile permanent dans un village voisin. Après la guerre, plusieurs des jeunes filles qu’elle avait sauvées émigrèrent en Israël. Dans leur témoignage, elles devaient déclarer qu’Alice Ferrières avait agi uniquement pour des raisons humanitaires, ajoutant qu’elles n’avaient survécu que grâce à son courage et son soutien de tous les instants.

    Le 28 juillet 1964, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Alice Ferrières le titre de Juste parmi les Nations. 



    Documents et articles annexes :

    Saint-Flour mardi 29 décembre 1998 Invitation cérémonie 22 septembre 2011 à Ganges

    Mis à jour il y a 3 semaines.