Dossier n°8320 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 1999

Jean-Gaston Créon

Année de nomination : 1999
Date de naissance : 27/09/1903
Date de décés : 21/01/1987
Profession : Agent administratif au Ministère de la guerre

Marie Créon Fourtine

Année de nomination : 1999
Date de naissance : 13/10/1904
Date de décés : 08/08/1999
Profession : Employée

Localisation Ville : Chamalières (63400)
DĂ©partement : Puy-de-DĂ´me
RĂ©gion : Auvergne-RhĂ´ne-Alpes

L'histoire

Gaston et Marie Créon, modestes employés, demeuraient à Chamalières (Puy-de-Dôme). En 1939, la maisonnette voisine de leur domicile fut louée par Alexandre et Berthe Wolf, et la mère de celle-ci, Suzanne Lévy, réfugiés juifs d’Alsace. D’amicaux liens de voisinage se tissèrent petit à petit entre les deux couples. Le 25 novembre 1943, Jean, fils des Wolf, fut arrêté lors de la rafle de l’Université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand. Les Créon offrirent alors à leurs voisins de les cacher dans leur petit logement. Le couple Wolf et Suzanne Lévy acceptèrent cette généreuse et courageuse proposition. Un peu plus tard, jugeant le danger passé, ils réintégrèrent leur maisonnette. Mais le 30 juin 1944, le frère et la belle-sœur d’Alexandre Wolf, également réfugiés à Chamalières, furent arrêtés, puis déportés et exterminés. A dater de ce jour, les Créon abritèrent leurs voisins juifs de manière continue, jusqu’à la Libération. Christiane Créon, fille de Gaston et Marie, âgée de 6 ans à l’époque se souvient avoir eu du chagrin lorsque les Wolf quittèrent Chamalières après la libération de l’Alsace. Elle évoque également la visite que, quelques années plus tard, elle fit avec ses parents à leurs hôtes réinstallés en Alsace.

Le 12 janvier 1999, l’institut Yad Vashem de JĂ©rusalem a dĂ©cernĂ© Ă  Gaston et Marie CrĂ©on le titre de Juste parmi les Nations.

Jean Gaston CREON

Marie CREON

Documents annexes

Article de presse - La Montagne du 27/04/2013 Article de presse – La Montagne du 27/04/2013
24 novembre 2017 06:01:12
Article de presse - La Montagne du 12/10/1999 Article de presse – La Montagne du 12/10/1999
24 novembre 2017 06:00:36

Articles annexes