Dossier n°8327 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Raymonde Weiss

Année de nomination : 1998
Date de naissance : 09/04/1923
Date de décès : 21/09/1997
Profession : Sans profession
    Localisation Ville : Paris (75018)
    Département : Paris
    Région : Ile-de-France

    Lieu de mémoire

    L'histoire

    Raymonde WEISS est née le 9 avril 1923, à Gundershoffen (Bas Rhin) où elle habite avec ses parents, cultivateurs. Sa famille connaît très bien M. & Mme Louis BLUM, commerçants dans cette même localité. Louis a deux sœurs, qui ont quitté l’Alsace pour Paris avant la première guerre mondiale. Elles sont toutes deux mariées. En septembre 39, les parents de Raymonde souhaitent l’éloigner. Ils en parlent aux BLUM et, quelques mois avant l’invasion allemande, elle est accueillie chez une sœur de Louis, à Paris, Camille LEVY, rue du Poteau. En juin 1940, la famille BLUM – expulsée d’Alsace – vient également s’y réfugier. Puis le groupe part en Vendée, pendant échapper à l’occupation allemande. En octobre 40, le groupe revient à Paris.

    Puis les familles BLUM et LEVY décident de passer en zone libre. Raymonde accepte de garder l’appartement de la rue du Poteau pour le préserver d’une perquisition. A la même époque, Roger LEVY, fils de Camille LEVY, qui était prisonnier de guerre, réussit à s’évader et rejoint la rue du Poteau où il fait connaissance de Raymonde.  Pendant 3 années, elle aidera Roger à se cacher. En outre, elle assure une liaison permanente avec la famille réfugiée en Dordogne, où elle se rendra à plusieurs reprises.

    Elle garde également d’affectueux contacts avec l’autre sœur de Louis, Mme DREYFUS, son mari et sa fille, Mme Andrée HIRSCH. Mais le 1er décembre 1943, un drame survient : l’arrestation de M. & Mme DREYFUS, devant leur fille Mme HIRSCH et ses enfants . Cette dernière, effondrée, téléphone immédiatement à Raymonde pour qu’elle vienne récupérer les enfants. Elle les cache et s’occupera de leur ravitaillement.

    En février 1944, lorsque la police allemande vient perquisitionner l’appartement de la rue du Poteau, Raymonde répond d’une façon évasive aux Allemands qui l’interroge sur les LEVY. De plus, elle réussit à cacher l’ordre de réquisition que les Allemands ont fait tomber lors de leur perquisition.

    Le 31 décembre 1998, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Madame Raymonde WEISS, le titre de Juste parmi les Nations .

    Documents annexes

    Article de presse - Les Dernières Nouvelles d'Alsace octobre 1997Article de presse – Les Dernières Nouvelles d’Alsace octobre 1997
    Article de presse - Communauté nouvelleArticle de presse – Communauté nouvelle

     




    Mis à jour il y a 3 mois.