Dossier n°8672

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Les Justes

Année de nomination : 2000
Camille Viollette
Année de nomination : 2000
Date de naissance : 03/11/1890
Date de décés : 15/09/1959
Profession : Directeur du Collège Moderne et Technique

Localisation Ville : Argenton-sur-Creuse (36200)
Département : Indre
Région : Centre-Val de Loire

Personnes sauvées

Cérémonies

Date de Cérémonie de reconnaissance: 05 Juin 2001

L'histoire

Camille Viollette occupait, pendant la guerre, les fonctions de principal du Collège Moderne et Technique d’Argenton – sur – Creuse (Indre). Il accueillit dans son collège et protégea de la déportation une dizaine d’enfants juifs. Il employait aussi, sous un faux nom, un surveillant juif. D’octobre 1943 à mai 1944, il hébergea, dans son institution, les frères Edouard 15 ans et Henri 14 ans Rusinowitch, apatrides ayant fui Nice avec l’aide de l’OSE, après l’occupation allemande de la zone italienne. Ils furent d’abord placés au home du Château de Montintin (Haute Vienne) où ils séjournèrent quelques semaines. Mais à la fin du mois de septembre, les locaux de l’OSE de Nice avaient été perquisitionnés et le personnel arrêté. Les Allemands possédaient donc les listes des enfants juifs placés par ses soins. L’OSE dispersa les enfants du home de Montintin et orienta Edouard et Henri vers le Collège dirigé par Camille Viollette qui les accueillit chaleureusement, malgré les risques encourus. Seul Camille Viollette connaissait la véritable identité des deux garçons qui se faisaient appeler Rusinault. Durant les fins de semaines et les vacances, les deux frères restaient au collège où la cuisinière, une réfugiée espagnole, les prenait en charge. La situation dans la région devenant de plus en plus périlleuse pour les Juifs et les contrôles dans les collèges et les monastères se multipliant, Camille Viollette proposa de faire passer les garçons en Suisse. Avant leur départ, il confectionna une fausse carte d’identité pour Edouard. Les garçons partirent avec le dernier groupe convoyé par Marianne Kohn, avant son arrestation et son exécution. Ces faits indiquent que Camille Viollette était en relation avec les organisations juives clandestines et que leurs actions de sauvetage étaient coordonnées. Edouard et Henri ont gardé le souvenir de la chaleur paternelle de leur généreux protecteur.    

Le 28 juin 2000, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Camille Viollette le titre de Juste parmi les Nations.

 

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