Dossier n°8727

Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Année de nomination : 1999
Paul Vergnaud
Année de nomination : 1999
Date de naissance : 08/03/1873
Date de décés : 25/03/1964
Profession : Courtier en vin, Viticulteur sexagénaire

Marthe-Lucie Vergnaud Goulard
Année de nomination : 1999
Date de naissance : 18/05/1875
Date de décés : 06/04/1956
Profession : Sans profession

Localisation Ville : Saint-Avit-Saint-Nazaire (33220)
Département : Gironde
Région : Nouvelle-Aquitaine

Personnes sauvées

Lieu porteur de mémoire

Cérémonies

Date de Cérémonie de reconnaissance: 07 Septembre 2000

L'histoire

Marthe VERGNAUD

Paul VERGNAUD

Paul Vergnaud, viticulteur sexagénaire établi au hameau des Briands, commune de Saint Avit, partageait avec Marthe son épouse, sa fille, son gendre et leurs deux enfants une spacieuse demeure. L’une de leurs amies, professeur de piano à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) les pria vers la fin du mois d’avril 1944 de donner abri à trois réfugiés juifs. Des détachements militaires allemands venaient alors d’intervenir dans la localité, à la recherche des groupes francs de la Résistance de plus en plus actifs dans la région. Plusieurs dizaines de réfugiés juifs avaient trouvé à se loger à Sainte Foy depuis 1940, parmi eux Armand et Pauline Oungre et leurs deux enfants. Andrée, l’aînée, était interne au pensionnat Saint Vincent de Paul à Périgueux, tandis que Simon, 12 ans, fréquentait l’école communale de Sainte Foy et le mouvement scout EUF (protestants). Les Vergnaud se montrèrent très hospitaliers pour Simon et ses parents. Ils ne vivaient pas cachés et les voisins du hameau, comme les ouvriers agricoles du domaine Vergnaud, restèrent discrets. Le 5 août, les troupes allemandes assistées d’un détachement de miliciens déclenchèrent une vaste opération à Sainte Foy : après avoir obtenu du maire la liste des Juifs de la localité, ils capturèrent tous ceux qui y habitaient encore. Le lendemain les hommes, au nombre de six, furent sauvagement massacrés au lieudit Souléiou. Les Allemands vinrent aussi aux Briands, chez les Vergnaud, recherchant les « terroristes ». La fille des Vergnaud, Simone Monnier, assura avec aplomb : « Il n’y a pas de terroristes ici, vous pouvez fouiller la maison si vous voulez ». Les Allemands n’insistèrent pas. Après la Libération, les Oungre rejoignirent leur location à Sainte Foy, non sans avoir préalablement pris part aux vendanges dans le domaine de leurs sauveurs. En mai 1945, ils regagnèrent Metz, leur ville d’origine.

Le 11 novembre 1999, Yad Vashem a décerné à Paul et Marthe Vergnaud le titre de Juste parmi les Nations.

Paul VERGNAUD, la tête coiffée d'un chapeau & Marthe au premier plan au centre en 1944

en 1944 M et Mme ONGRE, les personnes sauvées

carte d'identité de Pauline Oungre

Documents annexes

Aucun document

Articles annexes