Dossier n°9404 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2001

Eugénie Bockstal Cartiaux

Année de nomination : 2001
Date de naissance : 04/12/1894
Date de décès : 20/12/1971
Profession : Sans profession

Félix Bockstal

Année de nomination : 2001
Date de naissance : 31/05/1895
Date de décès : 12/10/1974
Profession : Ouvrier Boulanger

    Localisation Ville : Paris (75011)
    Département : Paris
    Région : Île-de-France

    Lieu de mémoire

    L'histoire

    Félix Bockstal était ouvrier boulanger et résidait avec Eugénie, sa femme, à Paris (11ième). Ils occupaient un tout petit appartement d’une pièce-cuisine et avaient trois filles qui n’habitaient plus chez eux mais venaient souvent en visite. Le couple s’était lié d’amitié avec des voisins de palier, les Eskenazi, Juifs étrangers venus d’Amiens s’installer à Paris après la débâcle. En août 1941, le père de la famille Eskenazi fut interné et en juin 1942, déporté à Auschwitz où il périt. À son arrestation, sa femme était enceinte et se retrouva de la sorte seule avec un nouveau-né et trois enfants en bas âge. Par l’intermédiaire d’associations d’entraide juives, les trois enfants furent plaçés chez des familles d’accueil. Le 15 juillet 1942, ayant appris l’imminence de la rafle, Mme Eskenazi frappa à la porte de ses voisins, le bébé dans ses bras et toute affolée à l’idée d’être arrêtée et déportée à son tour. Félix et Eugénie Bockstal proposèrent spontanément de la cacher chez eux avec le bébé, malgré l’étroitesse de leur appartement et leurs modestes moyens. Ils subvinrent aux besoins de la mère et de l’enfant pendant plusieurs mois jusqu’à ce qu’elle put trouver un asile plus sûr. Ses autres enfants qui passaient souvent à Paris, en transit entre deux cachettes, étaient aussi hébergés dans la pièce unique des Bockstal. Le soir, ils étendaient tout simplement des matelas par terre. Tous devaient observer le silence le plus total pour ne pas éveiller l’attention des voisins, ce qui était très difficile avec la présence du bébé. Malgré tous ces inconvénients, Félix et Eugénie Bockstal ont apporté leur aide avec une grande noblesse, sans aucune contre partie financière. Réunies après la guerre, les deux familles ont maintenu des liens d’amitié durables.    

    Le 18 juin 2001, Yad Vashem a décerné à Eugénie et Félix Bockstal le titre de Juste des Nations.

    Documents annexes

    Invitation cérémonieInvitation cérémonie
    31 mai 2018 10:30:07

    Articles annexes

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