Dossier n°9524A

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Les Justes

Année de nomination : 2001
Eugène Francone
Année de nomination : 2001
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Commerçant

Marguerite Francone Picco
Année de nomination : 2001
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Commerçante

Localisation Ville : Vence (6140)
Département : Alpes-Maritimes
Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur
Date de Cérémonie de reconnaissance: 21 Octobre 2002


Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Adrien Montet
Louisa Ramondou, ses deux enfants en bas âge et sa mère, Noémie Marty, habitaient Villematier (Haute-Garonne). Le mari de Louisa, agriculteur, était prisonnier de guerre en Autriche. Leur ferme était voisine de celle d’Adrien Montet et les deux familles entretenaient des relations amicales. En 1940, Henryck Goffmann, sa femme et sa fille Clara, 7 ans, des réfugiés juifs, s’étaient installés à Villemur-sur-Tarn, un village proche, et logés chez Marcelle Fraysse* dont le mari était aussi prisonnier de guerre. Henryck y avait réinstallé son atelier de tailleur et son travail de haut niveau professionnel était très apprécié. Il retournait et retaillait les vêtements usagés et habillait pour les mariages et communions. Clara fut placée dans une institution religieuse à Montauban. Le 9 septembre 1943, des gendarmes se présentèrent pour arrêter Henryck. Marcelle Fraysse réussit à le cacher dans son grenier et l’aida à s’échapper. Mais sa maison étant devenue trop dangereuse, il fallut trouver une autre cache. L’instituteur de Villematier, Gabriel Dieudé, avec lequel Henryck avait sympathisé grâce à leur communauté d’opinions politiques le conduisit chez Louisa Ramondou dont la propriété était relativement isolée. Avec sa mère, elle l’hébergea jusqu’en en avril 1944, quand un policier vint la prévenir que sa maison allait être fouillée. Adrien Montet, 60 ans, fut alors alerté et l’évacua en carriole en pleine nuit à Saint-Nauphary, village situé à 25 km de Villematier, et ceci malgré de sérieux risques. Là, Mme Soulié, directrice de l’institution dans laquelle Clara étudiait alors, lui trouva une cachette qu’il partagea avec un réfractaire du STO. Muni de faux papiers, Henryck fut employé par un propriétaire terrien à des travaux de ferme et survécut jusqu’à la Libération alors que Marcelle Fraysse continuait à héberger sa femme et sa fille malgré le danger pesant sur sa famille et ses protégées.         

Le 18 juin 2001, Yad Vashem a décerné à Louisa Ramondou et sa mère Noémie Marty ainsi qu’à Adrien Montet le titre de Juste parmi les Nations. 

 

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