Dossier n°9993 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2003

André Paraud

Année de nomination : 2003
Date de naissance : 25/07/1911
Date de décés : 06/06/1985
Profession : Ouvrier en bâtiment

Hélène Paraud Dubot

Année de nomination : 2003
Date de naissance : 27/08/1912
Date de décés : 18/03/2000
Profession : Employée de maison

Localisation Ville : Villefavard (87190)
DĂ©partement : Haute-Vienne
RĂ©gion : Nouvelle-Aquitaine

L'histoire

André & Hélène PARAUD
André et Hélène Paraud résidaient au hameau Clops, à Villefavard (Haute-Vienne) avec leur fille unique Annie, 7 ans en 1943. Il était maçon et le couple complétait ses modestes revenus avec les produits de leur ferme. En février 1943, le pasteur Georges Forget de l’Eglise Réformée de France, lui-même réfugié à Villefavard, confia aux Paraud deux enfants juifs pourchassés, Ralph et Nathaniel De Haaf, 6 et 8 ans. Les Paraud les hébergèrent à titre gracieux jusqu’à la Libération. Les deux garçons et leurs familles étaient originaires d’Anvers. En 1940, ils avaient fui la Belgique avec leurs parents et des proches et s’étaient réfugiés à Montpellier. Leur père et un jeune oncle tentèrent d’y réinstaller l’affaire familiale, une fumerie de poissons, mais sans succès. La famille se replia à Tarnac (Corrèze) pour échapper aux rafles. Mais en février 1943, l’étau se resserra autour d’elle et le père fut arrêté sous les yeux de sa femme et ses enfants. Interné à Gurs et Drancy, il fut déporté à Majdaneck par le convoi no. 51 et mis à mort. Pour leur sécurité, la mère plaça ses garçons chez André et Hélène. Ils y reprirent une vie « presque normale ». Scolarisés, ils aidaient aussi aux travaux de la ferme et participaient aux offices du Temple, les Paraud étant protestants. Ralph avait pris l’habitude d’appeler Hélène « Maman ». Il ne reconnaissait plus sa mère quand elle venait en visite. Engagé dans les activités du maquis, André avait interdit à Ralph de divulguer l’existence d’une mitraillette et d’une bicyclette, camouflées dans la grange. La répression allemande dans la région était devenue impitoyable et chaque fois qu’un convoi de la Wehrmacht passait près de la ferme, les Paraud envoyaient les enfants se cacher dans les bois.       

Le 5 mai 2003, l’Institut Yad Vashem de JĂ©rusalem a dĂ©cernĂ© Ă  HĂ©lène et AndrĂ© Paraud le titre de Juste parmi les Nations.

 

Documents annexes

Invitation cérémonie Invitation cérémonie
16 janvier 2019 09:59:17
Article de presse - L'echo Article de presse – L'echo
16 janvier 2019 09:58:57
Article de presse Article de presse
16 janvier 2019 09:58:30
Article de presse Article de presse
16 janvier 2019 09:58:11
Article de presse du 04/08/2012 Article de presse du 04/08/2012
16 janvier 2019 09:55:46

Articles annexes

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