CHALON - Collège Jean-Vilar : L'histoire des Justes racontée par Marie-France Theulot

 

Marie-France Theulot est fille et petite-fille de Justes. De 1942 à 1944, au péril de leur vie, son grand-père, le commissaire de police Georges Vigoureux, et son père Jacques, qui n'était alors qu'un adolescent, ont sauvé plusieurs dizaines de Juifs à Bagnères-de-Bigorre et dans sa région en les prévenant du danger qui pesait sur eux.

En 1994 l'état d'Israël leur a décerné le titre de Justes parmi les Nations.
Depuis 2008, cette ancienne enseignante, aujourd'hui à la retraite, anime régulièrement des conférences, et plus particulièrement dans les écoles, les collèges et les lycées, afin de parler de toutes ces personnes qui durant la Seconde Guerre Mondiale n’ont pas accepté que des êtres humains comme eux puissent être exterminés, victimes d’une folle idéologie.
Pour la seconde fois Marie-France Theulot s'est rendu au collège Jean-Vilar, à la demande des professeurs d'histoire de l'établissement dirigé par Claude Calmand. Vendredi et lundi dernier, au cours de quatre séances d'une heure et demie, elle a expliqué à un auditoire, composé des classes de troisièmes, qui étaient ces gens issus de toutes les couches de la société, du pasteur protestant à la militante communiste, en passant par l'agriculteur, l'ouvrier, le médecin, le fonctionnaire, le commerçant, ou encore le policier ou le gendarme, lesquels se sont élevés contre la barbarie nazie. L’intervenante a également rappelé sur quels critères était attribuée cette distinction honorifique, la plus haute actuellement délivrée par l'état d'Israël à des civils.
Actuellement 3 588 Justes ont été identifiés en France, dont 111 en Bourgogne et 32 en Saône-et-Loire, parmi lesquels une majorité de femmes.
seconde partie de la conférence a été consacrée à la description d’actes réalisés par plusieurs Justes. Tel le cardinal Jules Saliège, archevêque de Toulouse, qui, le 23 août 1942, a ordonné la lecture dans toutes les paroisses de son diocèse d'une lettre pastorale « sur la personne humaine », contribuant ainsi au sauvetage de nombreux Juifs. Tel également Juliette Bazille, dont le mari était collaborateur, et qui n’a pas hésité à cacher toute une famille juive du côté de Carcassonne. Ou encore Anne-Marie Epaud, qui dans l’enfer de Birkenau, avant de subir leur sort, n’a pas manqué d’offrir une tasse de tisane à des femmes juives qui mourraient de soif.



source: http://www.infos-chalon.com/article.php?sid=34280&thold=0 du 16/05/2012