Cintegabelle. Marie et Jean Bernard Bonnet: Justes parmi les Nations

Du 15/10/2013

 

 

 

 

Hommage aux Justes devant la Mairie. /DDM, RP. Dans la torpeur des années 40, Marie et Jean-Bernard Bonnet eurent le courage de sauver une jeune israélite, Arlette Bouadana

Dans une discrétion et une solidarité exemplaire,entourés par les horribles manœuvres nazies du Vernet d’Ariège, Noé ou le Récébédou, le couple va refuser l’élan de l’inacceptable barbarie. Ce jeudi 9 octobre, en présence de leurs trois filles Elise Dumas, Germaine Lourde et Madeleine Géraud, les natifs des Baccarets ont reçu la médaille et le diplôme des Justes parmi les Nations à titre posthume en présence de Barnéa Hassid, consul général d’Israêl, le docteur Albert Seifer, délégué régional de Yad Vashem et de nombreuses personnalités. Côté discours Jean-Louis Rémy a retracé en détail cette période noire de l’histoire et a relevé l’anecdote des oreillons! «Les allemands voulaient réquisitionner la maison mitoyenne des Bonnets. heureusement un des enfants avait les oreillons et les nazies ont eu peur de la contagion». Côté Etat, François Beyries, sous-préfet de Muret se dit «heureux qu’un gouvernement et des collectivités locales puissent participer à cet action de mémoire.Nous invitons les jeunes générations à ne plus accepter l’inacceptable afin que la bête immonde ne puisse ressusciter!». Quant à Christian Brunet, sensible à l’appartenance de ces justes aux Baccarets «Nous devons redoubler de vigilance.Être juste c’est la seule façon d’être juste avec la conscience». Ces préventions se retrouveront dans les écrits de Léa et Marylou, élèves à l’école des Baccarets dans la lecture à deux voix du poème «Les Justes»: «Sans vouloir triompher ils sont restés dans l’ombre. Mais n’ont pas accepté l’horreur des années sombres. Des faibles ou des robustes sont devenus des Justes» ou du «Badge» d’Albert Pesses «On m’a donné un badge quand j’étais enfant.On m’a donné un badge ce que j’étais content!...Je n’en porte jamais d’autre bien qu’on ne voit pas.Je n’en porte jamais d’autre c’est le seul qui me va. C’est dans cette intention qu’on me l’avait donné.C’est dans cette intention . Moi je l’ai gardé.»