En souvenir des Justes d'Agde et de France

M. et Mme Paul Carausse et leurs enfants, Louis et Nicole, M. et Mme Joseph Joly, M. Jean Pallares et M. Achille Bautes. Ces huit Agathois sont des “Justes parmi les Nations”. Un titre décerné par le Mémorial Yad Vashem à toutes les personnes non juives qui sauvèrent des Juifs durant la seconde Guerre Mondiale au péril de leur propre vie.

Lundi 16 juillet, en cette date du 70ème anniversaire de la rafle du Vel d’hiv de 1942, s’est tenue, rue du Camp d’Agde, la commémoration de la Journée nationale d’hommage aux Justes de France. La cérémonie s’est déroulée en présence du Maire d’Agde Gilles D’Ettore, de son Premier Adjoint et Conseiller Général Sébastien Frey, d’Yvonne Keller, Adjointe dé-léguée à la Culture, de Rémy Glomot, Conseiller Municipal en charge des Associations patriotiques et des Conseillers Municipaux Christian Théron et Lucienne Labatut. 

Après le traditionnel dépôt de gerbes sur la stèle rendant hommage aux Justes agathois, c’est Louis Carausse, Ancien Combattant, Juste et fils de Juste agathois, qui a pris la parole pour évoquer les souvenirs de son enfance et du courage de son père, quand ce dernier a caché un jeune Polonais durant de long mois dans sa maison. “Je préfère me souvenir des faits qui remplissent mon cœur. A cette époque, nos pourchassés sont cachés dans les vignes, entre le canal et la route de Bessan. Mais arrive alors la période des vendanges, et il faut trouver de nouvelles cachettes. C’est ainsi qu’un Polonais âgé de 20 ans est entré dans la famille Carausse. Mon père l’a hébergé et il a partagé les repas avec la famille. Personne ne s’est douté de sa présence. Il parlait un très bon français et c’était un garçon fort sympathique. Le 30 décembre, le temps a été venu pour lui de prendre le maquis de la Montagne Noire. Les années sont passées, la guerre a pris fin et, un beau jour, on a frappé à la porte du magasin. C’était ce jeune homme que nous avions hébergé et qui venait nous remercier. Il a proposé à mon père une compensation financière. Mon père a refusé et a déclaré “sauver un homme menacé dans sa vie et lier une amitié avec lui me suffisent amplement”.” Louis Carausse a également donné sa définition d’un Juste : “c’est quelqu’un qui, au péril de sa vie, a sauvé un être humain, qui, sans lui, aurait été déporté dans un camp de la mort”.

Pour sa part, le Maire Gilles D’Ettore a déclaré que “c’est dans les valeurs que les Justes ont montré durant la Seconde Guerre Mondiale que nous devons puiser pour nos actions publiques. Il est important de se replonger dans ces valeurs de fraternité qui ont habité les Justes. Les Agathois ont su accueillir ceux qui en avaient besoin et ont, de ce fait, défendu les valeurs de la République Française. Cette fraternité de tous les instants doit nous porter aujourd’hui et à l’avenir dans nos décisions et nos actions”.

S’en est suivi un second dépôt de gerbe, cette fois devant la stèle marquant l’entrée du camp d’Agde, avant que la cérémonie ne se conclue par la Marseillaise.

   

 

 

source: http://www.ville-agde.fr/index.php/news/citoyennete/actualites/1622/texte du 31/07/2012