Les descendants d’Avram Behar, déporté en 1943, se réunissent le temps d’un Shabbat

Du 26/08/2017

 

Au centre Gisèle et Liz deux sœurs qui ont choisi de réunir leur famille respective en mémoire de leur père mort à Auschwitz lors d'un chabbat mémorable financé grace aux réparations de la SNCF (Crédit: Arié Zamor)

 

 

Une centaine d’Israéliens aux tendances juives très variées, tous descendants d’Avram Behar, se sont retrouvés lors d’un shabbat financé grace aux indemnisations tardives reçues de la SNCF dédiées aux victimes de déportation

Au premier coup d’œil, l’on pourrait penser qu’il s’agit d’une belle mais simple photo de famille. Au centre Lise et Gisèle nées Behar, entourées de leurs enfants et petits-enfants. Une belle et grande famille. Ce serait laisser de côté le miracle que renferme ce banal cliché.

L’œil averti saura reconnaître l’appartenance à l’une ou l’autre « tribu » de l’Israël moderne. On distinguera rapidement un pantalon beige et un noir, puis des chapeaux sombres et des chemises à manches courtes. L’on comprendra enfin que cette photo réunit ultra-orthodoxes et kibboutznik

Lise habite le kibboutz Sde Eliahou, dans la vallée du Jourdain, Gisèle un quartier orthodoxe de Jérusalem. Cette photo de famille vient conclure un Shabbat commun ; un Shabbat de fête dont le financement est aussi alambiqué que l’histoire du XXe siècle est douloureuse.

Voici ce que renferme ce banal cliché.

 

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