Saïx – Gérard Persillon, un Juste parmi les nations

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Dossier n°

12773A

Saïx – Gérard Persillon, un Juste parmi les nations

Du 10/07/2014

 

 

 

 

 

Le consul général d'Israël remet à Gérard Persillon la médaille de Juste parmi les nations./Photo Océane Oulés.
Vive émotion hier matin, dans la petite mairie de Saïx. Gérard Persillon, habitant de la commune, a été décoré de la médaille de «Juste parmi les nations» pour son courage et sa générosité durant la Seconde Guerre mondiale. Commissaire de police à Limoux en 1942, il a permis à de nombreux juifs d’obtenir de faux papiers d’identité. L’une d’entre elles, Perla Hauszwalb, a fait le déplacement avec sa famille depuis les États-Unis pour remercier celui qui, il y a soixante-dix, lui a sauvé la vie.

Leurs destins se sont croisés à la suite de la rafle du Vél’d’Hiv, en juillet 1942 : sa mère lui ayant donné rendez-vous devant le métro de l’hôtel de ville, Perla, à peine âgée de 14 ans, n’est pas présente lors de la rafle. Inquiète, elle retourne chez elle et constate que la maison est vide et sous scellées. L’adolescente échappe ainsi, de justesse, à l’enlèvement qui a coûté la vie à sa mère et ses sœurs. Ce jour-là, elle décide donc de se réfugier chez sa tante pour ensuite fuir vers Espéraza, près de Carcassonne, en zone libre.

Dès lors, avec l’aide de son oncle, elle parvient à intégrer une école de jeunes filles à Limoux. Germaine Rousset, directrice de l’établissement, protégera la jeune fille jusqu’à la Libération. Mais Perla n’aurait pu survivre sans l’intervention de Gérard Persillon, commissaire de police à l’époque, qui lui a fourni une nouvelle identité, malgré les risques que cela représentait au regard de sa fonction. Grâce à son courage, Perla a pu finir sa scolarité en France et même devenir surveillante au pair.

Aujourd’hui, Perla est mère de quatre enfants et grand-mère de cinq petits-enfants. Et c’est avec une partie de sa famille qu’elle est venue remercier et honorer celui à qui elle doit la vie.