Tence : la médaille de Justes parmi les nations pour les époux Fournier

 

 

 

 

 

Le consul d'Israël remettait la médaille des Justes à la belle fille des époux Fournier. Jeudi après midi, la salle de la gare accueillait environ 130 personnes pour assister à la remise, à titre posthume, de la médaille de Justes parmi les nations à Lydie et Henri Fournier pour le sauvetage d’enfants Juifs dans leur ferme d’Istor, du hameau de Chaumargeais. Cette cérémonie animée conjointement par Brigitte Renaud, maire de la commune, et Michel Pabiou, président de l’association Les Amis du Vieux Tence, débutait avec une présentation historique de ce qui devait devenir l’Ecole des Prophètes, présentation menée par Fabienne Crouzet et Patrick Toledano, historiens spécialistes.

A l’issue de ce portrait, la parole était laissée aux élus ; Isabelle Valentin, suppléante de Laurent Wauquiez excusé, insistait sur les notions de respect et d’admiration qu’inspirent les actes des Justes.
Jean-Pierre Marcon, vice-président du conseil général, affirmait "Ma visite à Yad Vashem m’a permis d’apprendre beaucoup de choses sur le territoire qui m’a vu naître".
Didier Cerf, délégué régional du comité français pour Yad Vashem, retraçait l’historique de l’institution et se déclarait ravi d’ajouter les noms de Lydie et Henri Fournier à la liste des 3 654 Justes de France déjà honorés.
C’est Barnea Hassid, consul général d’Israël à Marseille, qui procédait à la remise du diplôme et de la médaille de Justes parmi les Nations, à titre posthume aux deux récipiendaires, en présence de leur belle-fille et de leurs petits enfants.
Mireille Jacon Fournier, descendante de la famille honorée, remerciait Yad Vashem pour cette distinction, se déclarant au nom de toute sa famille "très fière de ce qu’ils ont fait, une action qu’ils ont réalisée sans en attendre quoi que ce soit".
Elle remerciait Itzaq Mikaeli et Francis Weill "qui ont œuvré pour cette distinction".
Anciens enfants cachés et descendants témoignaient ensuite successivement.