Dossier n°10003

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Les Justes

Année de nomination : 2003
Pierre-Henri Lallement
Date de nomination : 2003
Date de naissance : 17/07/1912
Date de décés : 26/03/1945
Profession : Ingénieur des travaux publics

Localisation 42600 Montbrison - Département : Loire - Région : Auvergne-Rhône-Alpes France

Personnes sauvées

Ceremonies

Date de Cérémonie de reconnaissance: 22 Juin 2004

L'histoire

Sous l’Occupation, Pierre-Henri Lallement était ingénieur des Travaux Publics à Montbrison (Loire). Il y vivait avec Suzanne, sa femme, et leurs quatre enfants et était engagé dans la Résistance. A l’occasion de promenades avec ses enfants, Suzanne fit la connaissance d’Yvonne Desbois, réfugiée de Paris avec son mari et leur bébé, résidant près de Montbrison. De fait, Yvonne Desbois était Régine Buchner, Juive dont une partie de la famille avait été déportée peu de temps auparavant. Son mari Lazare était impliqué dans la fabrication de faux papiers. Le 25 avril 1944, il fut arrêté à Lyon et, le 16 mai suivant, pendu au siège de la Gestapo. Les policiers de la Gestapo étaient lancés à la recherche de Régine. Le 8 mai, ils se présentèrent à son domicile mais elle était absente et le bébé placé chez une nourrice depuis l’arrestation de son père. Les policiers menacèrent de prendre en otage le fils de la propriétaire si elle ne les prévenait pas au retour de sa locataire. Affolée, elle se rendit chez Pierre-Henri Lallement qui décida d’aller attendre Régine à la descente du car en provenance de Saint-Etienne pour la prévenir du danger. Il intercepta Régine à temps et avait l’intention de la cacher à Villiers-Saint-Benoit (Yonne) dans une maison inhabitée appartenant à son oncle. Il repartit avec elle immédiatement sans se douter qu’ils avaient été reconnus par une de ses ouvrières qui les dénonça à la Gestapo. A la gare de Châteaucreux, ils furent arrêtés tous les deux. Pierre-Henri subit la torture mais ne révéla aucune information. Il fut dirigé sur le camp de Royalieu-Compiègne et déporté en Allemagne. Il mourut à Bergen-Belsen le 23 mars 1945, à l’âge de 32 ans, laissant derrière lui quatre enfants et sa femme, enceinte, qui dans sa détresse accoucha d’un enfant mort-né. Régine fut incarcérée au Fort de Romainville (Seine) et put voir la Libération car, enceinte elle aussi, elle échappa à la déportation.

Le 28 avril 2003, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Pierre-Henri Lallement le titre de Juste parmi les Nations.

6 mai 1944, M. & Mme Lallement et leurs 4 enfants

Documents annexes

Invitation cérémonie Invitation cérémonie
27 juin 2016 09:10:03

Articles annexes




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