Dossier n°12544

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Les Justes

Année de nomination : 2013
Lois Gunden Collins
Année de nomination : 2013
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Professeur de Français

Localisation Ville : Marseille (13000)
Département : Bouches-du-Rhône
Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2020, le titre avait été décerné à 27712 personnes à travers le monde, dont 4130 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Lois Gunden
Près de 70 ans après la Seconde Guerre mondiale, des témoignages permettent encore de décerner, souvent à titre posthume, des médailles de « Juste parmi les Nations » à des personnes qui ont sauvé des Juifs au péril de leur propre vie. C’est le cas notamment de Lois Gunden. La médaille sera remise prochainement à sa nièce Mary Jean Gunden au cours d’une cérémonie qui se tiendra aux Etats-Unis.

C’était une jeune femme de 26 ans, professeur de français aux USA, qui a accepté en 1941 un poste dans le Sud de la France dans un centre religieux du mouvement mennonite. Il s’agit, précisons-le, d’une confession chrétienne issue de la Réforme protestante, datant du 16e siècle.
 
Lois, qui avait rejoint l’organisation de secours mennonite de Lyon, avait été chargée d’ouvrir un home d’enfants à Canet Plage, sur la Méditerranée, pour y accueillir des enfants de réfugiés espagnols et aussi de familles juives qui avaient souvent pu être sortis du camp d’internement de Rivesaltes se trouvant à proximité. Alors qu’elle était loin de chez elle, la jeune Lois a tout fait pour sauver des enfants de la mort. 
  
Parmi ces enfants se trouvait la jeune Ginette (Drucker) Kalish, née en 1930, dont la famille venait de Paris. Le père de la fillette avait été déporté à Auschwitz. Ginette et sa mère avaient réussi à échapper aux poursuites policières mais elles avaient été arrêtées dans le Sud de la France et internées dans le camp de Rivesaltes.  
 
Lois Gunden a rencontré la mère de Ginette et a réussi à la convaincre que sa fille, âgée alors de 12 ans, serait plus en sécurité en dehors du camp. Cette dernière se souvient de la générosité, de l’ingéniosité et du courage de sa bienfaitrice.
 
Lorsque les Allemands ont envahi le Sud de la France, en novembre 1942, Lois Gunden a poursuivi son action humanitaire malgré tous les dangers.
 
Gunden a été arrêtée en janvier 1943 par les Allemands et est restée en détention jusqu’en 1944. Elle a ensuite été libérée dans le cadre d’un échange de prisonniers et est rentrée chez elle dans l’Indiana.

Elle a épousé un veuf en 1958 et est décédée en 2005. C’est en février 2013 que Yad Vashem a décidé de lui décerner une médaille à titre posthume.   

Lois Gunden fait partie des quatre Américains reconnus par Yad Vashem comme Justes parmi les Nations.

Le 27 février 2013, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le tire de « Juste parmi les Nations » à Madame Lois Gunden.

Documents annexes

Le secours Mennonite à Lyon Le secours Mennonite à Lyon
23 février 2018 06:21:44
Article de presse Article de presse
23 février 2018 06:20:36
Article de presse - L' indépendant de 06/2013 Article de presse – L' indépendant de 06/2013
23 février 2018 06:20:17
Article de presse - L'indépendant de 04/2013 Article de presse – L'indépendant de 04/2013
23 février 2018 06:19:24

Articles annexes




Mis à jour il y a 3 mois.