Dossier n°5315C - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Germaine Coghe Avet

Année de nomination : 1992
Date de naissance : 01/12/1899
Date de décés : //
Profession :

Léon César Coghe

Année de nomination : 1992
Date de naissance : //
Date de décés : 11/0001/
Profession : Policier

Localisation Ville : Roubaix (59100)
Département : Nord
Région : Hauts-de-France

L'histoire

Léon Coghe

Le 12 mai 1940, Joseph et Sonia Winischki, des réfugiés Juifs allemands qui vivaient en Belgique avec leurs trois enfants, Léo, Inge et Baerbel, passèrent clandestinement la frontière française et arrivèrent à Roubaix. Ils rencontrèrent un policier du nom de Léon Coghe. Pendant quatre ans – de mai 1940 à la Libération – ce policier les aida à échapper aux autorités en leur donnant de faux papiers et en leur trouvant treize cachettes différentes. Léon Coghe conduisait les Winischki de cachette en cachette dans sa voiture de service, au nez et à la barbe des agents du régime. Il tenta plusieurs fois de « légaliser » la présence en France de la famille. Il les fit passer la frontière vers la Belgique, puis rentrer en France par un autre poste de contrôle. La police des frontières avalisa ainsi leur entrée sur le territoire français sous leurs faux noms. Lors des arrestations massives de Juifs du mois de juillet 1942, Léon Coghe, accompagné du pasteur Marcel Pasche (q.v), fit franchir la frontière suisse à Joseph Winischki et son fils Léon, en passant par Besançon et en traversant le Jura. Un peu plus tard, utilisant la même filière, celle d’une organisation de secours protestante, Léon et Germaine Coghe voulurent aussi faire passer en Suisse Sonia Winischki et ses filles Inge et Baerbel. Mais la tentative échoua et les trois fugitives revinrent chez les Coghe à Roubaix. Elles y séjournèrent jusqu’à ce que le policier leur ait trouvé un refuge chez des habitants de la ville.

Le 2 juin 1992, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Léon et Germaine Coghe le titre de Juste parmi les Nations.

Exposition: Désobéir pour sauver

Les enfants sauvés

Documents annexes

Article de presse - La Voix du Nord du 7-06-1993 Article de presse – La Voix du Nord du 7-06-1993
Article de presse Article de presse

 




Mis à jour il y a 6 mois.