Dossier n°8183

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Les Justes

Année de nomination : 1998
Abel Enjalbert
Année de nomination : 1998
Date de naissance : 01/01/1915
Date de décés : //
Profession : Officier de Police; secrétaire du Commissaire

Localisation Ville : Aurillac (15000)
Département : Cantal
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

Personnes sauvées

Lieu porteur de mémoire



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2020, le titre avait été décerné à 27712 personnes à travers le monde, dont 4130 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Abel Enjalbert, officier de police, qui était gaulliste et résistant, fut muté en août 1943 à Aurillac (Cantal) en tant que secrétaire du commissariat de la ville. Il sut gagner la confiance du Commissaire Henri Weisbecker, et du chef de cabinet du préfet, M. Lepourcelet, lui même résistant. Vers la fin du mois de mai 1944, peu avant le débarquement, M. Lepourcelet l’avertit qu’il venait d’apprendre que la Gestapo et la milice s’apprêtaient à arrêter cent cinquante Juifs d’Aurillac. Abel Enjalbert les prévint un à un et aucun ne fut arrêté. Auparavant, il avait accepté d’aider Albert Kirch, un jeune Juif actif dans la Résistance, en procurant de faux papiers d’identité à sa fiancée, Janine Cohen, et à ses amis Henri Lazerovic et Albert Grinsztajn. Abel était soutenu par ses supérieurs, mais l’objet des soupçons du chef de la milice d’Aurillac, convaincu que c’était lui qui avait fait échouer la rafle des Juifs de la ville. Comprenant que la milice s’apprêtait à l’arrêter, l’officier prit le maquis. A la Libération, le commandant de la milice fut condamné à mort. Abel Enjalbert reçut de nombreuses citations, notamment pour avoir procuré de faux papiers d’identité à des Juifs traqués et à des réfractaires du S.T.O.  en Allemagne.

Le 22 octobre 1998, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Abel Enjalbert le titre de Juste parmi les Nations. 

Abel ENJALBERT

4 mai 2000, Enjalbert Abel devant le mur des Justes à Yad vashem jérusalem

Renée Neher rendant hommage à Abel Enjalbert le 4 mai 2000

Exposition: Désobéir pour sauver

Documents annexes

Article de presse - La Croix Article de presse – La Croix
12 mars 2016 17:31:31
Article de presse - Sud Ouest Article de presse – Sud Ouest
12 mars 2016 17:31:00
Article de presse - La Montagne Cantal Puy de Dôme du du 29/11/2006 Article de presse – La Montagne Cantal Puy de Dôme du du 29/11/2006
12 mars 2016 17:30:10

Articles annexes




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