Dossier n°8333 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Angèle Bacle

Année de nomination : 1998
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Nourrice

Gabriel Bacle

Année de nomination : 1998
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Artisan maçon

Localisation Ville : Saint-Aubin-des-Coudrais (72400)
Département : Sarthe
Région : Pays-de-la-Loire

L'histoire

Gabriel & Angèle BACLE

Gabriel Bacle était ouvrier du bâtiment à Saint-Aubin-des-Coudrais (Sarthe) où il vivait avec sa femme Angèle et leurs jumeaux, un fils et une fille, nés en 1932. En avril 1941, les Vogel, des amis propriétaires d’un café à Paris leur demandèrent d’héberger Thérèse Faszkewicz, fille d’un client du café, Juif d’Europe centrale émigré en France avant l’Occupation. Les Bacle acceptèrent immédiatement sans poser de conditions ni demander d’argent. Ils accueillirent chaleureusement l’enfant et s’en occupèrent avec dévouement. Lorsque des mauvaises langues dans le village commencèrent à raconter qu’ils cachaient une petite juive, le maire vint les voir. Ils démentirent avec vigueur, assurant que Thérèse avait été mise en nourrice chez eux parce que ses parents étaient incapables de s’en occuper. Plusieurs mois plus tard, Gabriel fut quand même convoqué au Mans, au bureau de la Kommandantur. C’est à bicyclette qu’il effectua les cinquante kilomètres. A nouveau accusé de cacher une enfant juive, il nia avec force et les Allemands le laissèrent repartir. Après la Libération, les parents de Thérèse, qui ne l’avaient pas vue depuis avril 1943, demandèrent aux Bacle de continuer à s’en occuper contre paiement d’une pension. La fillette demeura chez eux jusqu’à l’âge de douze ans. Elle les appelait Papa et Maman et ne voyait ses vrais parents que pendant les grandes vacances. Gabriel et Angèle Bacle furent pour Thérèse une seconde famille jusqu’à leur mort. Elle leur vouait un profond amour filial.

Le 31 décembre 1998, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah,  a décerné à Gabriel et à Angèle Bacle le titre de Juste parmi les Nations.

Documents annexes

Article de presse - Le réveil de la perche du 12/02/2015 Article de presse – Le réveil de la perche du 12/02/2015
Article de presse Article de presse
Article de presse du 11/05/2015 Article de presse du 11/05/2015
Article de presse du 08/05/2015 Article de presse du 08/05/2015
Bulletin d'informations municipales Le petit Saint Aubinois du 23/07/2015 Bulletin d’informations municipales Le petit Saint Aubinois du 23/07/2015
Invitation cérémonie Invitation cérémonie

Articles annexes




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