Dossier n°8407 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Jean Pallarès

Année de nomination : 1999
Date de naissance : 12/05/1912
Date de décès : 05/12/1993
Profession : Secrétaire Général de Mairie
    Localisation Ville : Agde (34300)
    Département : Hérault
    Région : Occitanie

    L'histoire

    En 1939, Jean Pallarès était secrétaire général de la mairie d’Agde, dans l’Hérault. La petite cité méridionale accueillit un nombre relativement important de réfugiés juifs qui, à partir de 1940, affluèrent des départements de l’Est, de Paris et de Belgique.

    Ce jeune secrétaire général de mairie vint en aide aux Juifs contraints d’entrer dans la clandestinité, tout comme il soutenait ses concitoyens. Il leur procura de faux papiers, des cartes d’alimentation et de nombreux autres services. Dans son bureau de la mairie, il détruisit également par le feu tous les documents administratifs concernant les Juifs réfugiés à Agde. Avec la complicité d’autres employés municipaux, il accomplit, dans la plus grande discrétion, bien d’autres actes périlleux, malgré la présence des autorités allemandes dans les locaux de la mairie.

    Jean Pallarès entretenait des relations cordiales avec les responsables des institutions religieuses et mettait à leur disposition des locaux municipaux. C’est ainsi que la salle Molière accueillit les représentations d’une troupe de théâtre juive.

    En 1941, une lettre de dénonciation émanant de la Milice désigna Jean Pallarès et la municipalité d’Agde au préfet de l’Hérault comme des personnes et une administration à écarter, en raison de leur opposition au régime de Pétain. Gendre de Jean Félix, député-maire socialiste de la ville d’Agde, Jean Pallarès s’engagea alors dans la Résistance à la tête de l’administration municipale. Il détruisit notamment par le feu des documents compromettants qui auraient pu mettre en danger ses alliés ainsi que les Juifs réfugiés.

    Dès le 26 août 1942, puis plus encore après l’occupation allemande de novembre 1942, il aida les Juifs à se cacher pour échapper aux rafles. Il leur fournit de fausses cartes d’identité et leur procura, pendant une longue période, des coupons de rationnement chaque mois. Soupçonné par des éléments activistes du régime de Vichy de faire obstacle à la politique gouvernementale, il fit preuve d’une remarquable audace face aux menaces qui pesaient sur lui.

     

    Le 22 mars 1999, Yad Vashem, Institut international pour la Mémoire de la Shoah, décerna à Jean Pallarès le titre de Juste parmi les Nations.

     

    Documents annexes

    Invitation cérémonieInvitation cérémonie3

    Articles annexes




    Mis à jour il y a 3 semaines.