Airvault – Les collégiens à la rencontre de la Shoah

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Dossier n°

12855

Airvault – Les collégiens à la rencontre de la Shoah

Du 09/06/2017

 

 

 

 

Les élèves de 3e du collège Voltaire à l'exposition Yad Vashem au musée.

L’exposition intitulée « Ce ne sont pas des jouets d’enfants » installée au musée Jacques-Guidez durant tout le mois de mai a été la semaine passée l’objet d’une rencontre entre les élèves de 3e du collège Voltaire et François Guggenheim, vice-président du comité français pour Yad Vashem, institut commémoratif des martyrs et des héros de la Shoah. Celui-ci était venu en Airvaudais à l’occasion de l’inauguration de l’installation d’une plaque, le 1er octobre 2016 à Barroux, en l’honneur de Lucile-Marie Godrie, Juste parmi les Nations.

La commune d’Airvault ayant adhéré au réseau « Villes et villages des Justes parmi les Nations de France », c’est à ce titre qu’elle a bénéficié de cette exposition prêtée par l’institut Yad Vashem de Jérusalem. L’installation est une suite de visuels, quinze panneaux qui retracent les conditions de vie des enfants pendant la Shoah dont seuls quelques milliers ont survécu.
Le rendez-vous s’est déroulé en présence d’Olivier Fouillet, le maire, de Béatrice Nicolas, principale du collège, et de Philippe Hervé, professeur d’histoire des élèves. L’exposition relate des épisodes de la vie de quelques-uns des six millions de juifs qui avaient été déportés vers des camps de concentration durant la dernière guerre mondiale, dont fort peu survécurent, et aussi le sort d’enfants dont la Shoah les avaient dépouillé de leur enfance. L’antisémitisme répandu en Europe avait conduit nombre d’entre eux à trouver une activité pour participer à la survie de leur famille.
Olivier Fouillet à François Guggenheim : « Je vous remercie d’être là, de rappeler un passé où des citoyens ont permis à la démocratie d’avancer. »
François Guggenheim : « Notre fondation qualifie de Justes des personnes non juives qui ont contribué à sauver en les cachant ou en les exfiltrant des personnes juives qui ont été sauvées de la déportation, souvent au péril de leur vie car risquant d’être dénoncées. » Puis a insisté sur la nécessité absolue de faire preuve d’esprit critique avec la possibilité de recourir à la désobéissance en des périodes d’exception afin que l’Histoire ne se répète pas en ces termes.