Dossier n°4729 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Charles Bouy

Année de nomination : 1990
Date de naissance : 15/08/1900
Date de décès : 17/02/1996
Profession : Policier, responsable du contrôle des étrangers

    Localisation Ville : Nancy (54000)
    Département : Meurthe-et-Moselle
    Région : Grand-Est

    L'histoire

    Charles Bouy était policier à Nancy depuis de longues années. Pendant l’occupation, il était responsable du contrôle des étrangers. Il faisait partie d’une organisation clandestine de policiers opposés au régime, qui sauva la vie de près de 350 Juifs. Le 19 juillet 1942, lors de la grande rafle des Juifs de Nancy, les gendarmes ne trouvèrent à la maison qu’une quarantaine d’entre eux; tous les autres avaient été prévenus par Bouy et ses camarades. La famille Quenet, des Juifs de Nancy originaires de Pologne, était en relations amicales avec le policier. Et, non content de les avertir de la rafle prévue, Charles Bouy les cacha chez lui malgré les risques immenses qu’il courait. Donner asile à des Juifs recherchés par la police était formellement interdit et lourdement sanctionné. Ils passèrent plusieurs semaines sous sont toit, jusqu’à ce qu’une meilleure solution soit trouvée. Charles Bouy abrita aussi la famille Sibalski. Le policier fournissait également de faux papiers à des réfugiés juifs, à des prisonniers en fuite et à des parachutistes alliés. Il fabriquait lui même ces papiers, qu’il dissimulait dans son clapier à lapins. La Gestapo, venue un jour perquisitionner chez lui, ne trouva rien.

    Le 31 août 1990, Yad Vashem – Institut International pour la mémoire de la Shoah,  a décerné à Charles Bouy le titre de Juste parmi les Nations.

    Documents annexes

    Article de presse Article de presse
    Article de presse Article de presse
    Article de presse Article de presse
    Article de presse Article de presse
    Invitation cérémonie BouyInvitation cérémonie Bouy
    Article de presse - L'Est républicain du 23/06/1991Article de presse – L’Est Républicain du 23/06/1991

    Articles annexes




    Mis à jour il y a 11 mois.