Moissac, des villes des justes

Du 28/02/2016

 

 

 

 

Un week-end de rencontres en préparation

«Moissac mérite d'être totalement reconnue comme une ville courageuse qui a sauvé des enfants juifs durant la deuxième Guerre mondiale. Nous avons fait un pas en avant il y a deux ans et demi avec l'exposition Moissac, ville des Justes oubliée. Je souhaite aujourd'hui rendre à la ville tout le mérite qui est le sien, estime Jean-Claude Simon. Au fil de mes rencontres et de mes discussions avec ceux qui étaient enfants de confession juive durant la guerre, je m'aperçois que tout le monde est passé à un moment donné par Moissac. On parle toujours du Chambon sur Lignon ou de Dieulefit. Je ne veux plus qu'on oublie Moissac.»

Organisateur des rencontres qui auront lieu les 27, 28 et 29 mai 2016 à Moissac, Jean-Claude Simon est président de l'association «Moissac, ville de justes oubliée». Il était au cœur de l'histoire, lui qui a été caché à l'âge de 10 ans dans la commune chez un peintre en bâtiment. Le silence de cette famille, du quartier mais aussi de la ville l'a sauvé.

Tables rondes et débats seront au programme pour échanger et réfléchir sur les raisons pour lesquelles ces trois communes ont su faire preuve de courage et d'humanité en cachant de nombreux enfants juifs. Ces rencontres sont organisées en partenariat avec le réseau Memorha et le soutien scientifique du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes. «Je suis très honoré d'avoir obtenu le soutien officiel du président François Hollande et de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, ajoute Jean-Claude Simon. Nous accueillerons le dimanche Serge et Beate Klarsfeld pour une conférence au Hall de Paris.

La veille au soir, la pièce Le petit chaperon Uf de Jean-Claude Grumberg sera jouée dans cette salle.» Un très beau casting pour ces rencontres qui seront marquées par la cérémonie de remise de médailles des «Justes parmi les Nations» à la famille Bourel, quatre Moissagais qui se sont illustrés durant cette période trouble de l'histoire de France.